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radicalisation

Djihadisme : dix cas de radicalisation dans les Hautes-Alpes depuis un an

30 Juin 2015 - 15:32

Dix cas de radicalisation ont été signalés dans les Hautes-Alpes entre le 29 avril 2014 et le 21 mai 2015 par l’intermédiaire de la plateforme de signalement du Centre national d’assistance et de prévention de la radicalisation (CNAPR) ou par l’état-major de sécurité (EMS) placé sous l’autorité du préfet. Le chiffre est révélé dans le rapport de la commission d’enquête parlementaire sur la surveillance des filières et des individus djihadistes, présidée par Eric Ciotti. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, il y a eu 27 signalements. Au total, 4091 signalements ont été enregistrés en France, dont 9% se sont traduits par un départ effectif, principalement en Syrie.

La commission précise que 75% des signalements concernent des majeurs et 25% des mineurs ; 35% concernent des femmes (56% des signalements de mineurs concernent des jeunes filles) ; 41% concernent des convertis.

« Il convient cependant d’interpréter ces chiffres avec prudence, dans la mesure où ils ne concernent que les cas de radicalisation ayant fait l’objet d’un signalement, émanant en règle générale de la famille, et comportent donc différents biais, souligne le rapport. Ainsi, la part des convertis s’y trouve surreprésentée car les familles de culture arabo-musulmane utilisent moins le dispositif de signalement, ce qui peut être lié à des différences de perception sociale de la radicalisation. La proportion importante de signalements concernant des femmes peut, quant à elle, s’expliquer par une attention plus importante des familles à leur égard. »

Les départs vers la zone irako-syrienne se sont faits principalement de six régions : Île-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Languedoc-Roussillon, Nord-Pas de Calais et Midi-Pyrénées.

Source de la carte : Unité de coordination de la lutte anti-terroriste (UCLAT), ministère de l’Intérieur