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Loup

Nouvelle autorisation de prélèvements de deux loups dans la Clarée et la Guisane

18 Août 2015 - 23:59

Après avoir autorisé le prélèvement de deux loups dans le secteur du Parpaillon, près d’Embrun, le 7 août, et de deux loups dans le Dévoluy le 12 août, le préfet des Hautes-Alpes a pris un nouvel arrêté ce mardi autorisant le prélèvement de deux loups dans la Clarée (Névache et Val-des-Prés) et la Guisane (Le Monêtier-les-Bains hors zone coeur du parc national des Écrins, La Salle-les-Alpes et Saint-Chaffrey). Les repérages devaient commencer dès ce mardi soir ; des lunettes à infrarouge et des lampes spécifiques aux opérations nocturnes ont été mis à disposition des lieutenants de louveterie par l’ONCFS et la fédération départementale de chasse.

La préfecture précise que cette autorisation s’inscrit dans les dispositions du protocole d’intervention 2015 sur la population de loups. Elle est valable jusqu’au 10 janvier 2016. Les opérations de tirs sont placées sous la conduite d’un lieutenant de louveterie et sous le contrôle technique de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Par ailleurs, le préfet a autorisé, ce lundi, le groupement pastoral Gap-Veynes à effectuer des tirs de défense renforcée sur la commune de Champoléon, en-dehors de la zone coeur du parc national des Écrins. Cette autorisation est valable jusqu’au 30 juin 2016. Les opérations de tirs sont placées sous la conduite d’un lieutenant de louveterie et sous le contrôle technique de l’ONCFS.

La préfecture rappelle que tout éleveur peut recourir à un tir de défense à proximité de son troupeau, sous la double réserve d’en avoir fait la demande à la préfecture et d’avoir un troupeau disposant de mesures de protection. S’il n’est pas titulaire d’un permis de chasse ou s’il ne souhaite pas faire les tirs lui-même, il peut désigner pour ces tirs une personne de son choix, par exemple le lieutenant de louveterie de son secteur.

La préfecture des Hautes-Alpes a autorisé à ce jour 168 tirs de défense sur le département. Les tirs de défense ne sont pas de simples actions d’effarouchement ; ils autorisent l’abattage d’un loup. « Cette mesure a déjà démontré son efficacité : en 2014 en France, sur 21 loups prélevés, 9 l’ont été à l’occasion d’un tir de défense », indique la préfecture dans un communiqué.


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