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L'hôpital d'Embrun (photo d'archives Google Street View).L'hôpital d'Embrun (photo d'archives Google Street View).

Hôpital d’Embrun : le service des urgences est-il réellement menacé ?

1 Sep 2015 - 23:12

Un rapport, remis à la ministre de la Santé Marisol Touraine et révélé par Le Figaro ce lundi, préconise la suppression de 67 services d’urgences sur 650 en France. Parmi les suppressions envisagées figurerait le service des urgences de l’hôpital d’Embrun. L’auteur du rapport, le Dr Grall, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) du Nord-Pas-de-Calais, propose la transformation de ces services en centres de soins non programmés, qui n’auraient plus recours à des médecins urgentistes, dont on constate une pénurie. En cause : une affluence inférieure au seuil de 10.000 patients par an. Dans le cas d’Embrun, on frôle ce seuil puisque 9353 patients y ont été accueillis en 2014. C’est en fait sur cette base que Le Figaro a lui-même établi une liste des services menacés.

« Le système de sécurité et de prise en charge des patients doit garantir un accès aux soins urgents à 30 minutes maximum en tous points du territoire », rappelle la sénatrice des Hautes-Alpes, Patricia Morhet-Richaud. « C’est pourquoi, compte tenu de la spécificité montagnarde du territoire départemental, je reste confiante quant à l’avenir du service d’urgence d’Embrun. » La sénatrice a cependant saisi l’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur « afin que des garanties soient apportées sur la pérennité de ce service ».

« La rentabilité absolue de la dépense publique du secteur de la santé devrait nous être imposée, pendant que tant de gaspillages persistent par ailleurs », dénonce de son côté Amaury Navarranne, secrétaire départemental du FN. « La protection de la vie ne peut dépendre d’une seule logique d’équilibre comptable. Pour sauver une vie, c’est sur le temps d’accès à un lieu d’urgence disposant du matériel capable de traiter l’urgence qu’il est nécessaire de statuer. »

« Un rapport ne vaut pas décision », réplique Christophe Pierrel, tête de liste départementale du PS aux régionales et chef adjoint du cabinet de François Hollande. « Pour les Hautes-Alpes et les territoires ruraux, Marisol Touraine et l’ARS ont toujours veillé à ce que la rentabilité ne soit pas le seul facteur pris en compte pour le maintien des services hospitaliers. Ce rapport est instrumentalisé politiquement pour faire peur. »

Photo d’archives Google Street View

 


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