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Rythmes scolaires : une commune sur trois n’a pas encore signé de projet éducatif

[Corrigé le 7 septembre]
Quelque 35 des 100 communes des Hautes-Alpes accueillant une école n’ont pas encore signé de projet éducatif territorial (PEDT), dans le cadre de la réforme des rythmes scolaires. Les communes ont jusqu’au 1er novembre pour que leur PEDT soit approuvé, à défaut de quoi elles ne percevront plus l’aide de l’Etat pour la mise en place des activités extrascolaires (50€ par élève et par an, outre 54€ de la part de la Caisse d’allocations familiales). La préfecture nuance cependant ce pourcentage, qui est le plus faible de l’académie, par le fait que les PEDT d’ores et déjà signés concernent « plus de 80% des élèves du département ».

Parmi les communes qui n’ont pas encore signé de PEDT avec le préfet et l’inspecteur d’académie figure celle de Laragne-Montéglin. Sa maire, Henriette Martinez, assume sa position : « Nous attendons une réunion avec l’inspection académique et la préfecture pour savoir si nous faisons un projet éducatif ou pas. Nous voulons mettre les choses à plat. Nous avons mis en place l’an dernier un système assez souple qui nous convient. Le problème est de savoir si nous rentrons dans le cadre ou pas. Si un PEDT nous coûte plus cher que ce que ça nous rapporte, en impliquant des embauches de personnel ou d’intervenants, alors, nous nous en passerons. Quitte à nous passer de l’aide de l’Etat. »

A Laragne-Montéglin, les temps d’activités périscolaires (TAP) ont lieu le vendredi après-midi, dans le cadre du régime dérogatoire qui concerne 36% des communes des Hautes-Alpes. « La moitié du temps est un temps libre en garderie, ce qui n’exclut pas certaines activités (y compris un atelier d’aide aux devoirs pour ceux qui le souhaitent), ou la sieste pour les plus petits, et l’autre moitié une activité encadrée par des agents municipaux ou des intervenants », explique Mme Martinez. Au programme : sport, écologie, théâtre, musique et, nouveauté cette année, langue provençale. Les activités sont organisées par groupes de niveau et, chaque demi-trimestre, les enfants changent d’activité. »

L’an dernier, une cinquantaine des 100 enfants de maternelle ont participé à ces activités et 120 des 180 élèves de primaire. « Pour la commune, le coût net (une fois l’aide de l’Etat déduite, Ndlr) a été de l’ordre de 30.000€ », indique Henriette Martinez, qui observe au passage avoir dû radier plusieurs élèves qui n’y participaient pas alors qu’ils étaient inscrits. « A l’heure où les dotations de l’Etat se réduisent comme peu de chagrin, nous ne souhaitons pas en rajouter. Je suis républicaine, j’applique donc la loi. On essaie de le faire le mieux possible. »

 

NDLR : nous avions écrit par erreur dans la version initiale de notre article que 65 des 100 communes des Hautes-Alpes n’avaient pas encore signé un PEDT. C’est en fait le contraire : 65 l’ont signé et 35 ne l’ont pas encore fait, ainsi que nous l’indiquions dans le titre. Nous prions nos lecteurs de bien vouloir nous en excuser.

Photo d’illustration

 


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