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Ecole de Porte-Colombe

Désormais facturée aux communes, la scolarisation des non-Gapençais a baissé

[Mis à jour à 22h]
Jusqu’à présent, la Ville de Gap ne faisait pas payer aux communes extérieures la scolarisation de leurs élèves à Gap. La donne a changé depuis cette rentrée. Désormais, les communes doivent s’acquitter de 1.188€ pour chaque élève de maternelle (un montant justifié par la présence d’Atsem) et 525€ pour chaque élève de primaire.

Certains se plient sans rechigner comme le maire de Châteauvieux. Cette commune n’ayant plus d’école, 35 enfants partent à Tallard (où la scolarisation des enfants extérieurs était déjà payante) et 17 à Gap. « Je comprends la position de la Ville de Gap qui peut, de la sorte, compenser un peu le coût exorbitant de la mise en place des rythmes scolaires. Cela représente environ 15 à 17.000€ par an pour ma commune mais nos élèves châteauviards ont été scolarisés gratuitement pendant des décennies, sur Gap… Il s’agit seulement, ici, de l’instauration d’une mesure légitime qui rétablit une situation qui, finalement, n’avait pas lieu d’être : un service se paie », admet Jean-Baptiste Aillaud.

D’autres maires sont loin d’accueillir la nouvelle avec philosophie. C’est le cas de celui de La Freissinouse, pourtant vice-président de la communauté d’agglomération, mais surtout d’Avançon, au point que le maire de cette commune a reçu une mise en demeure de la part du préfet. Une réunion a en effet eu lieu à la préfecture sur ce sujet, pendant l’été.

En tout cas, la Ville de Gap constate que l’application de ces frais de scolarisation a pour effet de voir les effectifs d’enfants résidant à l’extérieur de Gap baisser, passant de 144 à 123. Rien d’étonnant à cela dans la mesure où certaines communes refusent tout bonnement aux parents l’autorisation d’inscrire leur enfant à Gap, leur rappelant que le même enseignement est dispensé dans le village. Résultat : certains parents, contraints par leurs horaires de travail, n’ont d’autre solution que d’opter pour l’enseignement privé… Encore faut-il qu’il y ait de la place et la volonté d’accueillir des élèves non gapençais. Car, là aussi, la donne a changé : alors que la Ville de Gap réglait un forfait annuel aux établissements privés proportionnel aux nombres d’élèves inscrits, elle a décidé de ne plus payer que pour les élèves gapençais…

Quid des petits Gapençais inscrits en dehors de leur commune de résidence ? « Nous avons toujours payé, rétorque l’adjoint au maire en charge de l’éducation, François Daroux. Et la somme dont on doit s’acquitter est parfois bien supérieure à ce que l’on réclame à Gap ! »


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