Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Patrouille La Défense (SIRPA)

EXCLUSIF / Agression du militaire de Gap à la Défense : la cour d’appel statuera le 24 septembre

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris va être appelée à statuer sur l’irresponsabilité pénale d’Alexandre Dhaussy, suspecté d’avoir tenté de tuer un militaire du 4e régiment de chasseurs de Gap, en mai 2013 à la Défense. Cette audience, fixée au 24 septembre à 9h, sera aussi l’occasion pour la victime, Cédric Cordiez, d’être éventuellement présente, au côté de son avocate, Me Corinne Pellegrin, du barreau des Hautes-Alpes. Un collège d’experts psychiatres avait conclu à une psychose schizophrénique d’Alexandre Dhaussy, «ayant aboli son discernement et le contrôle de ses actes», tout en soulignant sa dangerosité psychiatrique. Deux précédentes expertises avaient conclu l’une aussi à l’abolition du discernement et l’autre à une altération de ses facultés mentales.

LIRE EGALEMENT
>> Tentative de meurtre sur un militaire du 4e RCh : la justice se prononcera le 5 novembre

Le parquet antiterroriste de Paris a donc saisi la cour d’appel afin qu’elle statue sur la responsabilité pénale de Dhaussy, ainsi que le prévoit une loi de 2008. La chambre de l’instruction sera amenée à entendre le mis en examen, ainsi que les experts psychiatres. Elle peut soit rendre un non-lieu, soit renvoyer Alexandre Dhaussy devant une cour d’assises, soit, plus probablement, rendre un arrêt de déclaration d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental, assorti de mesures de sûreté (hospitalisation d’office).

L’agression s’était produite vers 17h55, le 25 mai 2013, à la station RER de la Défense. L’agresseur avait porté un premier coup à la gorge du jeune militaire de Gap avant de tenter de lui en asséner un second. Le 1ère classe Cédric Cordiez avait relevé son fusil d’assaut pour se protéger de son assaillant, mis en fuite par deux autres militaires de la patrouille se trouvant à l’avant mais qui avaient entendu leur collègue crier : « On m’a planté ». Ceux-ci ne pouvaient pas faire usage de leurs armes en raison de la foule présente. Identifié grâce à son ADN, présent sur un gilet qu’il avait abandonné dans un sac plastique avec un couteau de cuisine dans son emballage, Alexandre Dhaussy était interpellé le 29 mai à l’aube dans les Yvelines.

Fils d’un ingénieur informaticien et d’une comptable d’un établissement public, Alexandre Dhaussy s’était converti à l’Islam en septembre 2008, à l’âge de 17 ans, après avoir côtoyé des musulmans pendant cinq mois. Il s’était laissé pousser la barbe et priait quotidiennement. Il avait reconnu devant les policiers s’être intéressé à Mohamed Merah puis au mouvement islamiste radical Forzane Alizza. Ses parents confirmaient une radicalisation à partir de 2008-2009, Dhaussy allant jusqu’à vouloir imposer le port du voile à sa mère…

Photo d’illustration : Sirpa

 


+ Sur le même sujet...