Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Manif agriculteurs préfecture Gap 160915 (3)

Gap : un nouveau mur érigé devant la préfecture, mais la situation est calme

Après l’intervention contestée des CRS, ce mardi matin, pour détruire les murs que les agriculteurs avaient érigé pour bloquer les accès à la préfecture, la situation est revenue au calme, ce mercredi matin à Gap. Même si les agriculteurs de la FDSEA et des JA (Jeunes agriculteurs) ont profité de la nuit pour élever un nouveau mur devant la grille d’accès aux bureaux de la préfecture des Hautes-Alpes. Le bâtiment reste cependant accessible au public par l’entrée arrière, côté Maison du Poilu. Un accès d’ailleurs protégé massivement par quelques dizaines de gendarmes mobiles, qui ont succédé aux CRS ce mercredi.

L’heure est donc à l’apaisement. Le nouveau mur n’a pas été démoli par les forces de l’ordre, et des amas de pneus masquent désormais l’entrée et la grille d’honneur de la préfecture, où une carcasse de brebis est exposée, ainsi que plusieurs banderoles reprochant à l’Etat de « mentir ». Quelques dizaines d’agriculteurs sont présents rue Saint-Arey, ainsi que des troupeaux de brebis et quelques cochons. Quelques élus, à l’instar de Béatrice Allosia, conseillère départementale de Saint-Bonnet-en-Champsaur, ou de Claire Bouchet, conseillère régionale, sont venus témoigner leur soutien à la profession. Même des anonymes ont apporté des bouteilles ou des viennoiseries aux jeunes agriculteurs dont certains sont présents depuis lundi au petit matin…

Alexandre Lagier, coprésident des JA des Hautes-Alpes, a bon espoir qu’une réunion puisse avoir lieu dans l’après-midi de ce mercredi, ne serait-ce que par visioconférence, avec le préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Soit il n’a rien de plus à nous dire, et nous resterons, soit il y a des avancées, et nous aviserons en fonction de leur importance », indique le responsable agricole. « En tout cas, avec l’intervention des CRS, il a réussi une chose, c’est de nous galvaniser. » La FDSEA le souligne dans un communiqué : « Quand au désespoir s’ajoute la colère, ce n’est jamais bon signe… »


+ Sur le même sujet...