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Marion Maréchal-Le Pen à Guillestre

Marion Maréchal-Le Pen saisit Bernard Cazeneuve après des accrochages à Guillestre

18 Sep 2015 - 19:00

Marion Maréchal-Le Pen, députée (FN) de Vaucluse et tête de liste du Front national aux prochaines élections régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a rendu publique une lettre adressée au ministre de l’Intérieur, à la suite des accrochages qui ont suivi sa réunion publique à Guillestre, ce jeudi soir. A l’initiative de plusieurs mouvements de gauche, dont Europe Ecologie-Les Verts, une manifestation avait été organisée devant la mairie de Guillestre pour protester contre la venue de Mme Maréchal-Le Pen. Alors qu’elle quittait le restaurant où venait de se tenir sa réunion, la députée frontiste, encadrée par son service d’ordre, a été prise à partie par des manifestants. Selon le FN, des membres de son service d’ordre auraient été « frappés, griffés, mordus et poussés à terre ». Dans sa lettre à Bernard Cazeneuve, Marion Maréchal-Le Pen évoque « des crachats, des insultes et des jets d’eau » de la part de certains jeunes manifestants alcoolisés.

Mme Le Pen dénonce l’autorisation du lieu de cette manifestation et du concert organisé dans ce cadre, « à seulement 10 mètres du lieu de la réunion. Malgré nos multiples alertes sur le risque d’une telle proximité, ni le maire, ni le préfet n’ont daigné éloigner le lieu du concert. » Avant de demander au ministre de l’Intérieur : « Est-il normal qu’un maire organise les conditions d’un tel débordement de violence ? »

Par ailleurs, Amaury Navarranne, tête de liste FN dans les Hautes-Alpes, a annoncé le dépôt de deux plaintes, l’une contre X pour menace de mort et dégradations de biens privés (une voiture aurait été endommagée), l’autre contre le maire EELV de Guillestre, Bernard Leterrier, pour « manquement grave aux responsabilités d’ordre public de sécurité et de salubrité ». En revanche, aucune plainte n’a pour l’heure été déposée pour des violences contre des membres du service d’ordre de Mme Maréchal-Le Pen, selon le parquet de Gap.

Bernard Leterrier parle quant à lui d’une provocation : « Marion Maréchal-Le Pen a fait une sortie inopinée à pied, au milieu des manifestants, en agitant les mains, ce qui a provoqué une bousculade mais pas de violence. Toute les règles de sécurité ont été respectées par la mairie. Nous avions placé des barrières pour maintenir les manifestants à distance, et une quinzaine de gendarmes étaient sur place. »

Capture d’écran France 3

 


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