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Patrouille La Défense (SIRPA)

Tentative de meurtre sur un militaire du 4e RCh : la justice se prononcera le 5 novembre

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris dira le 5 novembre prochain si Alexandre Dhaussy, suspecté d’avoir tenté de tuer un militaire du 4e régiment de chasseurs de Gap en patrouille à la Défense, en mai 2013, est responsable de ses actes ou non. Ce jeudi matin, l’avocat général a requis une déclaration d’irresponsabilité pénale du mis en examen pour cause de trouble mental, et son hospitalisation d’office au vu de sa dangerosité. Selon nos informations, Dhaussy est apparu incohérent lors de cette audience, s’en prenant même à son avocat. La victime, le 1ère classe Cédric Cordiez, était également présente, au côté du bâtonnier Philippe Lecoyer, du barreau des Hautes-Alpes. Tous les deux ont pu constater que le cas de l’agresseur présumé relevait de la psychiatrie.

Durant l’instruction au sein du pôle antiterroriste de Paris, un collège d’experts psychiatres avait conclu à une psychose schizophrénique d’Alexandre Dhaussy, «ayant aboli son discernement et le contrôle de ses actes», tout en soulignant sa dangerosité psychiatrique. Deux précédentes expertises avaient conclu l’une aussi à l’abolition du discernement et l’autre à une altération de ses facultés mentales.

L’agression s’était produite vers 17h55, le 25 mai 2013, à la station RER de la Défense. L’agresseur avait porté un premier coup de couteau à la gorge du jeune militaire de Gap avant de tenter de lui en asséner un second. Cédric Cordiez, qui était en patrouille dans le cadre du plan Vigipirate, avait relevé son fusil d’assaut pour se protéger de son assaillant, mis en fuite par deux autres militaires de la patrouille se trouvant à l’avant mais qui avaient entendu leur collègue crier : « On m’a planté ». Ceux-ci ne pouvaient pas faire usage de leurs armes en raison de la foule présente. Identifié grâce à son ADN, présent sur un gilet qu’il avait abandonné dans un sac plastique avec un couteau de cuisine dans son emballage, Alexandre Dhaussy était interpellé le 29 mai à l’aube dans les Yvelines.

Fils d’un ingénieur informaticien et d’une comptable d’un établissement public, Alexandre Dhaussy s’était converti à l’Islam en septembre 2008, à l’âge de 17 ans, après avoir côtoyé des musulmans pendant cinq mois. Il s’était laissé pousser la barbe et priait quotidiennement. Il avait reconnu devant les policiers s’être intéressé à Mohamed Merah puis au mouvement islamiste radical Forzane Alizza. Ses parents confirmaient une radicalisation à partir de 2008-2009, Dhaussy allant jusqu’à vouloir imposer le port du voile à sa mère…

Photo d’illustration Sirpa

 


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