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cuisine centrale

La Ville de Gap va réaliser une nouvelle cuisine centrale, qui fabriquera tous les repas

L’actuelle cuisine centrale de Gap a 22 ans d’existence. « Elle est obsolète », indique François Daroux, premier adjoint au maire chargé de l’Education, lors du conseil municipal de Gap, ce vendredi soir. « Elle réalisait au départ 1000 repas par jour et elle était prévue pour en produire 1500 par jour. Aujourd’hui, nous en sommes à 2000. » L’investissement sera de 1,1 M€ pour le seul bâtiment, hors le matériel à prévoir. L’approbation de cet investissement a provoqué deux débats entre opposition et majorité : la question de la remunicipalisation de ce service, et le principe annoncé par la municipalité que cette cuisine centrale produise la totalité des repas, non seulement pour les écoles, mais aussi pour les établissements dépendant du CCAS (centre communal d’action sociale), qu’il s’agisse des Ehpad (établissement d’hébergement des personnes âgées dépendantes) ou des crèches.

« De nombreuses villes reviennent à une gestion municipale, notamment pour revoir l’approvisionnement et mieux soutenir les producteurs locaux », observe Bernard Jaussaud (PS). « La Ville va-t-elle en profiter pour le faire ? » Ce n’est pas son intention : selon François Daroux, « après une expérience extrêmement négative avec un premier délégataire il y a 22 ans, nous avons passé un contrat avec une PME, et nous avons entière satisfaction. Nous sommes même victimes de notre succès, puisque le nombre de repas a doublé. » Quant à la place de l’approvisionnement local, il est conséquent : « 100% des laitages et des viandes », précise M. Daroux, qui cite aussi l’exemple « d’un agriculteur du nord du département qui travaille exclusivement avec la cuisine centrale. Et je ne pense pas qu’il y ait de collectivité qui contrôle autant les produits qui entrent à la cuisine centrale, puisque nous avons recruté une diététicienne pour cela. »

Jean-Claude Eyraud (Gauche-Tous capables) déplore pour sa part ce qu’il considère être « une erreur fondamentale : ce qui nous choque, c’est que vous glissez dans cette délibération que tous les repas seront produits dans cette cuisine, y compris ceux des Ehpad et des crèches. Nous avons une cuisine toute neuve à l’Ehpad Saint-Mens et il faut continuer à y produire les repas pour les Ehpad. J’ai là une étude de 300 pages sur l’importance des repas pour les personnes âgées. A Saint-Mens, les cuisiniers interviennent auprès des résidants, il y a un contact. Changez la délibération. »

« On ne retirera rien du tout, nous allons dans le bon sens », tranche Roger Didier. « Il nous faut rationnaliser certains investissements. Cela n’empêchera pas que les repas soient traités différemment selon leur destination. N’ayez crainte : nous avons tous conscience du besoin de nos anciens d’être accompagnés à ce moment essentiel de convivialité qu’est le repas. Nous maintiendrons en partie le personnel sur place pour que les résidants ne se rendent pas compte de ce changement. »

De ce fait, les deux élus du groupe Gauche-Tous capables ont voté contre le projet de cuisine centrale, qui a été adopté par l’ensemble des autres conseillers municipaux.

Photo d’illustration

 


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