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Rocade (1)

Rocade de Gap : Roger Didier «disponible pour discuter (avec l’Etat), pas pour brader»

Le différend entre la Ville de Gap et l’Etat au sujet de l’acquisition des terrains municipaux nécessaires à la réalisation de la rocade a été évoqué au terme de la réunion du conseil municipal, ce vendredi soir. C’est Jean-Claude Eyraud (Gauche-Tous capables) qui, en s’appuyant sur un article de L’e-media 05, a demandé au maire « d’éclaircir la situation » et d’indiquer si ce conflit ne risquait pas « de retarder les travaux ». Au passage, l’élu d’opposition a une nouvelle fois épinglé la pose de la première pierre de la rocade quelques semaines avant les élections municipales, l’an dernier, alors que le chantier était loin d’être lancé… « C’est le préfet qui l’a organisée », ont clamé plusieurs élus de la majorité.

Le différend porte sur le montant du rachat par l’Etat de ces terrains, acquis sous la mandature de Pierre Bernard-Reymond, précisément pour faciliter la réalisation ultérieure de la rocade. La Ville en demande 700.000€, l’Etat les chiffre à 58.000€ en se basant sur leur valeur d’achat par la municipalité dans les années 90…

Dans un courrier adressé au maire avant l’été, le précédent préfet de région reprochait d’ailleurs le procédé : « La commune s’est irrégulièrement substituée à l’Etat, qui assure la maîtrise d’ouvrage de cette infrastructure », écrivait Michel Cadot. « Je pose la question : admettons que la Ville ne les ai pas acquis à l’époque, qu’en serait-il du coût pour les partenaires du projet s’il fallait les acheter aujourd’hui à des privés ? Ca coûterait beaucoup plus cher. Le prix que nous demandons est largement supérieur à celui auquel la Ville les a acquis, mais j’ai déjà fait beaucoup d’efforts par rapport au prix accordé aux particuliers. Il y a un juste retour des choses. »

Ce mercredi, lors de la visite du nouveau préfet de région, Stéphane Bouillon, dans le quartier du Haut-Gap, le maire a donc abordé la question directement avec lui. « Ce que je défends peut apparaître comme relativement exagéré du point de vue de l’Etat », reconnaît Roger Didier. « Le débat est ouvert. J’ai indiqué au préfet de région que j’étais disponible pour discuter mais je ne vais pas brader ces terrains. » D’autant, a ajouté le premier magistrat gapençais, que l’Etat ne veut pas acquérir la totalité des terrains, mais uniquement les surfaces strictement nécessaires, « en nous laissant des reliquats qui ne nous serviront à rien ». En tout cas, a assuré le maire, « ça ne pose aucun problème pour le déroulement du chantier pour le moment ».

Roger Didier épingle l’Etat pour avoir voulu vendre à la Ville un terrain dans le quartier prioritaire du Haut-Gap

M. Didier en a profité pour épingler « le comportement de l’Etat » dans le quartier pourtant prioritaire du Haut-Gap. Ce nouveau différend porte sur le terrain qui accueille le centre social Les Pléäides et le city-park notamment, et qui se trouve être la propriété de l’Etat. Ce dernier, qui le mettait jusqu’ici à disposition pour l’euro symbolique, a demandé à la commune de l’acheter. « Je l’ai évoqué avec le préfet de région, hier (mercredi), a révélé le maire de Gap. L’Etat voulait nous vendre ce terrain pour un montant de 430.000€ alors qu’il est dans le périmètre du contrat de ville ! Maintenant, il veut nous le louer. J’ai demandé à ce que ce soit un loyer symbolique. J’espère que le préfet de région m’a entendu. »


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