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Gap : la municipalité s’oppose à l’ouverture d’un centre éducatif renforcé

Depuis la fermeture du centre éducatif renforcé (CER) d’Aspres-sur-Buëch, le 31 décembre 2014, la direction interrégionale de la PJJ (Protection judiciaire de la jeunesse) recherchait un nouvel établissement privé susceptible de prendre la relève de l’ADSEA, « eu égard aux besoins de maintenir un CER offrant une alternative éducative à l’incarcération ». C’est désormais chose faite avec le groupe SOS, une grande entreprise sociale spécialisée dans l’insertion, qui a été retenu pour ouvrir de nouveaux établissements en France à l’issue d’un appel d’offres lancé par le ministère de la Justice. Dont un CER à Gap. Sauf que la municipalité a fait savoir, ce vendredi, qu’elle n’était pas favorable à ce projet.

Le maire de Gap, Roger Didier, précise que le groupe SOS a pu présenter son projet à la majorité municipale, ce mercredi. Laquelle a été majoritairement défavorable à « accueillir sur son territoire ce type d’établissement destiné à héberger des mineurs délinquants multirécidivistes, originaires de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ». Pour M. Didier, « Gap est une ville moyenne tranquille, qui a sa propre délinquance et qui ne souhaite pas augmenter les problèmes. Certains membres de ma majorité s’inquiètent que les pensionnaires de ce centre éducatif renforcé puissent attirer dans la région des amis peu recommandables… » En revanche, le maire de Gap reconnaît ne pas savoir si l’avis émis par la municipalité peut empêcher le projet de se réaliser.

Le CER accueillerait 8 jeunes de 13 à 18 ans, originaires en priorité de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, placés par décision judiciaire, pour des séjours de rupture dénommés « sessions ». La durée de chaque session est de 4 à 5 mois à raison de deux sessions par an. Les jeunes pensionnaires suivraient notamment des activités sportives, dont le hockey sur glace.

Le groupe SOS, qui emploie 12.000 personnes en France au sein de 350 établissements implantés dans 19 régions, est déjà présent dans les Hautes-Alpes. C’est lui qui gère le foyer de vie des Guérins, à Sigoyer, où sont accueillis une quarantaine de personnes présentant un handicap mental. Contacté par L’e-media 05, le groupe SOS n’a pas encore fait connaître sa position.

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