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Rassemblement policiers Gap (1)

Gap : des policiers devant le palais de justice pour dénoncer « un point de rupture »

Une vingtaine de policiers en civil se sont rassemblés, ce mercredi à midi, devant le palais de justice de Gap, où ils ont observé une minute de silence. Ce rassemblement s’inscrivait dans le cadre de la mobilisation nationale, initiée par l’ensemble des syndicats de police, à la suite de la fusillade dans laquelle un policier a été grièvement blessé par un multirécidiviste en permission de sortie, le 5 octobre, en Seine-Saint-Denis. Officiers, sous-officiers, brigadiers de police et personnels administratifs étaient réunis, tous syndicats confondus, dans un même élan de solidarité.

Rassemblement policiers Gap (2)« On est forcément touché quand on voit un collègue entre la vie et la mort ; la police est une grande famille », observe le commandant Martine Bertrand, du syndicat d’officiers SCSI (ex-Snop). « C’est un événement déclencheur. Il est évident que les moyens s’amoindrissent et qu’on a de plus en plus de mal à travailler, aussi bien sur la voie publique que dans les enquêtes. »

Pour Frank Auvré, secrétaire départemental d’Unité-SGP police (FO), « il faut se poser des questions sur les incohérences des décisions prises, avec des permissions de sortie accordées à des criminels dangereux. Nous sommes des policiers républicains. Nous demandons d’avoir davantage confiance en notre justice. On est à un point de rupture. »

La fusillade de la région parisienne « rajoute à un ras-le-bol général », constate Bernard Maenhout, délégué syndical Alliance police nationale. « On est tous dans la rue aujourd’hui pour soutenir nos collègues blessés. Nous demandons aussi des effectifs supplémentaires, car, contrairement aux annonces qui avaient été faites, nous sommes aussi touchés par la réduction du nombre de fonctionnaires. »

M. Maenhout souligne qu’il s’agit d’un « mouvement national, car nous avons cette chance d’être plutôt protégés ici et d’avoir des conditions meilleures qu’ailleurs ». Pour autant, nuance M. Auvré, « nous ne sommes pas à l’abri. Nous avons des collègues qui ont été blessés à Briançon récemment, du fait du manque d’effectifs et de moyens. Nous ne devons pas être moins vigilants ici qu’ailleurs. »

Amaury Navarranne, secrétaire départemental du FN, a apporté son soutien aux policiers haut-alpins dans un communiqué. « Pour assurer les conditions élémentaires de l’ordre public, il faut d’abord veiller à la sécurité de ceux qui sont chargés de la sécurité de tous », estime-t-il, en demandant notamment le renforcement des moyens des forces de l’ordre, « l’aggravation des peines pour les crimes et délits contre des représentants de l’Etat » et « la présomption de légitime défense » pour les policiers.


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