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Création route Chambon2

Tunnel du Chambon : la route de secours sera mise en service d’ici un mois

La route de secours, en rive gauche du lac du Chambon, qui va permettre d’absorber le trafic local entre la Haute-Romanche et l’Oisans, devrait être ouverte à la circulation « d’ici trois semaines à un mois, si nous n’avons pas de problèmes avec la météo », selon le président du Département de l’Isère, Jean-Pierre Barbier. Il y aura un retard de huit à quinze jours par rapport aux prévisions initiales, avec une ouverture entre le 8 et le 15 novembre. Les travaux ont été engagés le 10 août, avec l’accord de l’Etat, le Premier ministre Manuel Valls ayant même annoncé un financement par l’Etat de 20 à 30% de l’investissement.

Le dernier minage de l’éperon rocheux s’est déroulé ce mercredi. D’une longueur de 5,3 km, cette route de secours sera large de 5,5 mètres sur l’essentiel du parcours, à l’exception de deux sections de 200 et 400 m, où la circulation se fera par alternat. Elle sera totalement goudronnée.

L’objectif reste cependant d’inviter les vacanciers à passer par Gap ou par le tunnel du Fréjus pour éviter que cette route ne supporte un afflux trop important. D’autant qu’elle est exposée à plusieurs couloirs avalancheux et qu’elle sera soumise à un Plan d’intervention pour le déclenchement des avalanches (PIDA). D’importants travaux de sécurisation ont par ailleurs été réalisés pour éviter les chutes de pierres.

Le Conseil départemental de l’Isère avait voté une enveloppe de 5 millions d’euros pour créer cette route. La facture finale devrait atteindre 6,7 millions.

Pour la suite, le Département de l’Isère souhaite réaliser d’importants travaux dans le tunnel du Chambon, désormais fermé à la circulation depuis six mois. Mais il faudra attendre pour cela que le glissement de terrain au-dessus du tunnel soit totalement purgé. A l’heure actuelle, le mouvement se poursuit à une vitesse très lente (de quelques millimètres à un centimètre par jour). Il n’est toujours pas question d’engager des travaux tant que ce mouvement de terrain reste actif. A terme, le Département de l’Isère souhaite réaliser un tunnel de dérivation depuis l’intérieur du tunnel existant, afin de contourner la partie qui a été endommagée et le tunnel suivant. L’investissement serait de l’ordre de 25 millions d’euros.

La CCI et le BTP 05 reçus à Grenoble pour présenter leur « solution technique » pour le tunnel du Chambon

Le 1er octobre, une délégation conduite par Eric Gorde, président de la CCI des Hautes-Alpes, et par des membres de la fédération du BTP 05 a été reçue pendant trois heures et demie à l’hôtel du département, à Grenoble, afin de présenter une solution technique alternative. Cette solution consiste à intervenir par le haut du tunnel et de réaliser « une casquette en béton » pour le consolider. Cela nécessiterait quatre mois et demi à cinq mois de travaux pour un investissement de 5 M€.

« Notre solution arrive un peu tardivement car le Département est parti sur un autre projet, mais notre solution n’a pas été déboutée », assure Eric Gorde. « Cela aurait l’avantage d’être une meilleure solution que la piste de secours, car elle permettrait la circulation sur deux voies sur l’ensemble du tunnel. » Quant au fait que le mouvement de terrain ne soit pas stabilisé, « nous avons des entreprises qui travaillent sur des terrains qui bougent davantage que cela », souligne le président de la CCI. « Nous attendons de voir de quelle façon notre solution va être traitée. Je pense que ça serait une erreur de la négliger. »

Dans l’entourage de Jean-Pierre Barbier, président du Département de l’Isère, on estime pourtant que « c’est beaucoup de bruit pour rien. Ce sont des éléments que nous avions déjà pris en compte. De toute façon, le préfet n’autorisera jamais la reprise des travaux tant qu’il y aura le mouvement de terrain. Nous sommes tributaires de cela, et ce n’est donc pas une solution. »

Photo Département 38

 


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