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Michel Gillibert Marseille

Le Gapençais Michel Gillibert, administrateur judiciaire, écroué dans l’affaire Bernès

16 Oct 2015 - 17:28

L’administrateur judiciaire Michel Gillibert, originaire de Gap, où il est intervenu dans de nombreuses procédures collectives ouvertes par le tribunal de commerce durant de longues années, est écroué depuis une semaine. Il est soupçonné d’être impliqué dans une affaire d’extorsion de fonds dénoncée en 2014 par Jean-Pierre Bernès, ancien directeur général de l’Olympique de Marseille. Me Gillibert, désormais installé à Marseille, a été mis en examen pour violation du secret professionnel, tentative d’extorsion en bande organisée et association de malfaiteurs. Deux autres suspects, André Cermolacce et Richard Laaban, tous deux fichés au grand banditisme, ont été mis en examen pour tentative d’extorsion et association de malfaiteurs ; le premier a été placé sous contrôle judiciaire, tandis que le second était incarcéré. Par ailleurs, une avocate aixoise a été mise en examen pour violation du secret professionnel. Ces informations ont été révélées par La Provence, et reprises ce vendredi par Dici radio.

Dans un plainte déposée fin 2014, Jean-Pierre Bernès avait indiqué avoir été contacté par trois hommes venus lui réclamer pour le compte d’un administrateur judiciaire le paiement de plusieurs millions d’euros, dont une partie en liquide. La somme représentait une part des dommages et intérêts (plus de 11 M€) auxquels il avait été condamné par la cour d’appel d’Aix-en-Provence en 1998 dans le « procès des comptes de l’OM ».

Il se trouve que le mandataire judiciaire de l’OM, Henri Nespoulous, était ensuite décédé et que son successeur est lui-même parti à la retraite. Me Michel Gillibert, devenu à son tour administrateur judiciaire de l’OM, aurait découvert que Jean-Pierre Bernès n’aurait jamais honoré sa condamnation. Selon La Provence, certaines personnes auraient approché l’ex-directeur général de l’OM en lui proposant un arrangement : une enveloppe en liquide lui aurait permis une large réduction des 11 M€ de dommages et intérêts dus… Jean-Pierre Bernès aurait refusé cet accord.

Cité par La Provence, Me Lionel Febbraro, l’avocat de Michel Gillibert, estime que ce dernier « a hérité, quand il a repris le dossier à l’été 2014, de cette situation. Alors oui, il a demandé à Jean-Pierre Bernès de payer, mais c’est son job et il avait la pression de la Caisse des dépôts notamment qui attendait que ce dossier soit enfin réglé ! »