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Hollande Chez Lucette

Christophe Pierrel rattrapé par la polémique sur la visite présidentielle chez « Lucette »

La rencontre entre le président de la République, François Hollande, et Lucette, une habitante d’un HLM de Vandoeuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), n’en finit plus de faire couler de l’encre. Mais, depuis ce mercredi matin, la polémique éclabousse le Gapençais Christophe Pierrel, chef adjoint du cabinet du chef de l’Etat. Le Canard enchaîné évoque en effet l’affaire et précise que le maire de la commune a agi à la demande de Christophe Pierrel, qui l’avait appelé pour organiser une rencontre « avec de vraies gens ». Et l’hebdomadaire satirique le désigne comme étant le fameux « gars de l’Elysée », décrit par Lucette dans le reportage de BFM TV, qui lui aurait demandé de ne pas interpeller François Hollande sur les migrants, d’enfermer ses deux chats ou encore de ne pas fumer pendant la visite présidentielle.

Contacté par L’e-media 05, Christophe Pierrel s’inscrit en faux. Il confirme bien avoir rencontré « Lucette » lors de la traditionnelle « visite de reconnaissance » avant tout déplacement présidentiel. Au passage, M. Pierrel reconnaît que cette visite n’avait rien de spontané, « mais elle n’a jamais été présentée comme telle par l’Elysée. Elle figurait au programme de la visite. On avait déjà fait la même chose à Sète, il y a un mois, sans que cela devienne une affaire! »

Sur le fond, Christophe Pierrel martèle qu’il n’a pas empêché Lucette de parler des migrants : « J’ai le défaut de bien connaître mon patron. J’ai donc pu poser un certain nombre de questions proches de celles qu’il a pu lui poser le jour de sa visite, mais c’est bien mal connaître François Hollande pour penser qu’il poserait des questions qu’on lui aurait préparées! J’ai dit à cette dame qu’elle pouvait dire ce qu’elle voulait. Après, il est certain que j’ai fixé le cadre de cette visite, en rappelant qu’il venait pour parler de logement, de l’historique du quartier… Au pire, si j’avais senti un vrai problème politique avec cette dame, je n’y aurais pas conduit le président de la République! » Quant à la présence des chats ou à l’interdiction de fumer, il assure que ce n’est pas de son fait : « La mairie a sûrement voulu trop en faire, mais probablement pour ne pas embêter cette dame, avec des chats qui pourraient s’échapper alors que toutes les personnes entraient dans l’appartement. »

Au final, Christophe Pierrel déplore une polémique « qui n’a pas lieu d’être. Cette visite s’était trop bien passée, il fallait trouver quelque chose. Et, quoi qu’il en soit, cette dame a dit plein de choses dans son échange avec le président. C’est ça l’important, et c’était ça le but. »


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