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élus

Etat d’urgence : comment les maires doivent coopérer, selon le préfet

19 Nov 2015 - 22:00

Conformément aux souhaits du président de la République, le préfet a rencontré les maires des Hautes-Alpes ce jeudi soir pour faire le point sur l’état d’urgence et ses conséquences dans le département. Mais avant cela, tous s’étaient rassemblés devant le monument aux morts pour rendre hommage aux victimes des attentats, en observant une minute de silence, en déposant une gerbe et en entonnant La Marseillaise.

Pierre Besnard leur a adressé un message clair : « L’état d’urgence ne modifie pas le pouvoir des maires mais votre présence est essentielle pour lutter contre le repli sur soi et l’apologie du terrorisme. Il faut nous faire remonter les informations et taper fort contre les actes antisémites et antimusulmans. Les terroristes n’attendent que ça. Il faut que nous essayions d’imposer cette solidarité et rassurer la population. Nous devons toujours accueillir les 30.000 migrants syriens, irakiens et de Calais. Les réfugiés sont les premières victimes du terrorisme. On a un vrai devoir moral envers eux. » Le procureur Raphaël Balland a ajouté qu’il se montrerait « ferme et vigilant face aux incitations au terrorisme et à la haine raciale ».

Le préfet a ensuite énuméré les actions mises en place depuis vendredi : le rétablissement des contrôles systématiques aux frontières à Montgenèvre et au col de l’Echelle, le renfort de la présence des forces de l’ordre dans les gares, lieux culturels et culturels, sites touristiques, le renfort de la protection des entrées des établissements scolaires et les perquisitions administratives. Depuis vendredi, les gendarmes survolent les frontières à l’aide de leur hélicoptère, contrôlent les automobilistes et les personnes. La police a aussi renforcé les contrôles routiers, les patrouilles en ville. Et les militaires du 4e RCh sont pratiquement tous mobilisés à Paris ; il en reste 60 à Gap.

Le préfet : « Allons boire des coups en terrasse, même si la saison s’y prête moins ! »

Le préfet reconnaît que l’application de l’état d’urgence est plus légère dans les Hautes-Alpes que dans certains départements. « Au vu des risques limités dans le département, mettre en place un dispositif trop lourd aurait, à mon sens, renforcé le côté anxiogène. Mais je demande une application stricte du plan vigipirate. »

Il souhaite néanmoins le maintien des manifestations sportives et culturelles. « Je dirais même allons boire des coups en terrasse, même si la saison s’y prête moins ! Avec modération bien sûr. On a besoin que notre économie redémarre. On vit du tourisme. Si on montre qu’on a peur, les gens ne vont pas venir. »


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