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Christian Estrosi avait salué la présence de Didier Le Gall, avec qui il a réalisé plusieurs ascensions, lors d'un meeting à Gap, le 25 novembre.Christian Estrosi avait salué la présence de Didier Le Gall, avec qui il a réalisé plusieurs ascensions, lors d'un meeting à Gap, le 25 novembre.

Estrosi en meeting à Gap : « La Région peut contribuer à bâtir un bouclier protecteur »

Un clip vidéo donne le ton : on y entend quelques déclarations de Christian Estrosi sur la sécurité, entrecoupées d’extraits de reportages illustrant son action en la matière à la mairie de Nice (vidéoprotection, actions contre les installations de gens du voyage, arrêtés anti-mendicité, refus de célébrer un mariage pour cause de radicalisation…). Et le discours de la tête de liste Les Républicains-UDI-MoDem aux régionales en Provence-Alpes-Côte d’Azur est à l’avenant : tout ramène à la sécurité, qui n’est pourtant pas une compétence régionale…

« Comment reprendre cette campagne? » lance M. Estrosi aux 150 sympathisants présents au CMCL à Gap, ce mercredi soir. « On était sur le projet, le programme. Nous sommes maintenant dans un contexte où nous ne pouvons pas être dans le même état d’esprit. A Paris comme à Tunis, l’intégrisme essaie de frapper tout ce qui ressemble à la démocratie. »

Le député-maire de Nice se veut tout à l’unité nationale sur le sujet. Il le répète, tout en annonçant qu’il y « aura un temps pour demander des comptes sur la façon dont certains des auteurs ont pu circuler sans encombre », en s’étonnant de la tardiveté des mesures « que nous demandions depuis janvier dernier », en se félicitant que l’on « parle enfin aux Américains et aux Russes », non sans fustiger les conséquences des sanctions contre la Russie et de l’embargo qui s’en est suivi pour la production agricole régionale… « Il faudra avoir des réponses mais l’heure n’est pas à la polémique. » CQFD.

Et la Région dans tout cela? « Elle peut contribuer à bâtir un bouclier protecteur », considère Christian Estrosi. Qui redit qu’il installera des portiques dans toutes les gares « dès le printemps 2016 », en fustigeant au passage Christophe Castaner et Marion Maréchal-Le Pen, qui avaient jugé ce projet impossible, avant que Ségolène Royal ne l’envisage à la suite des attentats de Paris. Il souhaite aussi équiper l’ensemble des TER de caméras de vidéoprotection reliées à un central : « Mes détracteurs disent que c’est impossible. Je rappelle quand même que le trafic des TER, c’est 85.000 usagers par jour. A Nice, nous surveillons 230.000 usagers/jour dans les transports. Ce n’est pas insurmontable. »

Un dispositif pour « lutter contre la radicalisation » dans les lycées

Dans les lycées, le candidat à la présidence de région souhaite déployer un dispositif pour « lutter contre la radicalisation », avec des équipes mobiles, la mise en place de « physionomistes à l’entrée des établissements », un accompagnement des enseignants et des chefs d’établissement face à des cas qui pourraient les inquiéter…

Christian Estrosi est également prêt à accompagner les communes pour leurs investissements en matière de vidéoprotection (Roger Didier a fait un appel du pied dans son mot d’accueil) et pour la construction de locaux pour la gendarmerie et la police. Enfin, il évoque un projet de centre de rétention et de formation « que nous créerons pour accueillir des détenus purgeant des courtes peines et qui pourront être formés aux métiers du BTP ou d’entretien des espaces verts ».

En l’accueillant, le maire de Gap, Roger Didier, en 2ème position sur sa liste, s’en est pris à la majorité sortante qui, « pendant 18 ans, nous a totalement ignorés. Depuis le 15 janvier 2010, M. Vauzelle n’a jamais daigné recevoir une seule fois le maire de la ville préfecture des Hautes-Alpes. Je n’ai jamais été reçu que par son directeur de cabinet. Voilà comment on traite les gens qui n’ont pas les mêmes opinions. » M. Didier en a profité aussi pour préciser, sans surprise, qu’en cas d’élection, il ne quitterait pas son mandat de maire.

Quant à Chantal Eyméoud, tête de liste dans les Hautes-Alpes, elle a estimé que « les Hautes-Alpes ont souvent été la variable d’ajustement entre des écologistes et des communistes dogmatiques ». Elle a épinglé trois « dysfonctionnements : la gestion des fonds européens par la Région, qui a rendu plus de la moitié des crédits ; le désastre des trains, en retard ou annulés sans explication, sans parler de l’autoroute, qui n’a pas bougé depuis 1998 ; le lobby écolo-Front de gauche qui a bloqué toutes les aides aux stations ». La maire d’Embrun a aussi dénoncé le Front national, « qui joue sur les peurs. Que la peur ne gagne pas! »


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