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H Martinez M Brun

Laragne-Montéglin : rien ne va plus entre Henriette Martinez et Maurice Brun

Le président de la CCI de Région savait très bien que sa prise de position ferait grincer des dents. Lundi, lors de l’assemblée générale de la CCI des Hautes-Alpes, Maurice Brun a considéré qu’il était du devoir des acteurs économiques de se mêler du débat sur la nouvelle carte de l’intercommunalité. En souhaitant que l’agglomération du Gapençais soit bien plus élargie qu’au seul canton de Tallard et qu’elle aille jusqu’à La Bâtie-Neuve d’une part et à La Roche-des-Arnauds, voire Veynes et le Dévoluy d’autre part. Mais surtout en dénonçant le projet de fusion entre le Laragnais, Ribiers-Val de Méouge, le Sisteronais et le Pays de La Motte-du-Caire, qu’il considère comme une « erreur historique grave ». Pour lui, le Laragnais doit s’unir à Ribiers-Val de Méouge et aux Baronnies, voire au Serrois, au Rosannais et au Haut-Buëch.

La réaction d’Henriette Martinez, présidente de la communauté de communes du Laragnais (CCL) et maire de Laragne-Montéglin (dont est originaire M. Brun), n’a pas tardé. Par un courrier à l’en-tête de la CCL et daté de ce jeudi, Mme Martinez développe les arguments en faveur de la fusion qu’elle défend (même si le conseil communautaire l’a rejetée, ce mardi, par douze voix contre douze). Elle rappelle notamment que la majorité des communes de la CCL avaient voté contre la fusion du Laragnais, du Val de Méouge et des Baronnies, en 2011. Pour elle, « le Laragnais est dans le bassin de vie du Sisteronais ».

S’adressant directement à Maurice Brun, Henriette Martinez s’étonne que celui-ci ne comprenne pas « l’intérêt de cette fusion dont la vocation première est basée sur l’économie du territoire ». Mais elle se fait ensuite plus virulente : « Seuls les élus ont à se prononcer sur le schéma départemental de coopération intercommunale », écrit-elle de manière un peu réductrice, au sujet d’une question qui concerne évidemment tous les citoyens. Et de poursuivre : « Je ne me même pas des affaires de la CCI et j’apprécierais que vous en fassiez autant pour ce qui concerne l’intercommunalité, plutôt que de prendre des positions dictées par vos amitiés politiques et qui vont à l’encontre de l’intérêt économique du territoire. Il aurait été préférable que vous souteniez en leur temps les projets de zones d’activités de la CCL et en particulier celui des Grands Champs. » Fermez le ban.


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