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photo Régis Cintas Floresphoto Régis Cintas Flores

Région : Christian Estrosi veut engager « la bataille pour l’emploi »

Immédiatement après son élection à la présidence de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ce vendredi à Marseille, Christian Estrosi a notamment salué « ceux qui ont fait le choix de ne pas siéger dans cette enceinte » au nom des « mêmes idéaux républicains. De la confiance des uns, du choix des autres, je m’en montrerai digne. » Il a confirmé la prochaine constitution d’un conseil territorial, « composé de membres désignés par les formations politiques qui ont concouru au premier tour de ces élections régionales représentant les six départements de notre région », qui se réunira « dès le premier trimestre 2016 ». Ce faisant, « je veux affirmer ma liberté. Je veillerai à être le président de tous, un président libre qui gère la Région sans idéologie, ni parti pris. » Pour illustrer ses valeurs, il a cité plusieurs personnalités « qui ont forgé notre histoire », de Frédéric Mistral à Simone Veil, en passant par Clemenceau, Giono et le résistant haut-alpin Drouot-L’Hermine. Mais aussi sa grand-mère italienne, celle dont il conserve « sur le coeur la carte d’identité française et la carte électorale obtenues en 1945 », ou ses « copains de classe, fils de pieds noirs, de harkis, d’Arméniens… Car notre terre, ce n’est pas qu’une histoire, c’est aussi un écheveau incomparable de vies, de destins et d’humanité. »

Côté programme, « la bataille pour l’emploi est l’enjeu majeur de notre mandat », a-t-il souligné. Il compte donc miser sur l’investissement « en réalisant 25% d’économies sur les frais de fonctionnement » tout en réduisant la fiscalité régionale et en aidant les communes « les plus faibles et les plus reculées de notre ruralité ». Une prime sera accordée aux communes « qui s’engagent à ne pas augmenter leur fiscalité sur la durée du mandat ». Dans ce chapitre économique, le tourisme occupe une place importante, notamment en montagne : « Nous souffrons actuellement du manque de neige mais nous avons les moyens de concurrencer l’Isère et les Savoie », a-t-il lancé. Autre axe : le développement des filières d’excellence à travers 12 opérations d’intérêt régional (aéronautique, agriculture, numérique…). M. Estrosi a annoncé qu’il réunirait ce lundi les présidents des chambres consulaires des six départements et qu’il avait sollicité un rendez-vous avec le Premier ministre Manuel Valls pour « consolider le contrat de plan Etat-Région, notamment sur le volet infrastructures ».

Enfin, Christian Estrosi a abordé trois points : les trains, la sécurité et la culture.
– En matière ferroviaire, il rencontrera ce lundi le PDG de la SNCF, Guillaume Pepy, pour « renégocier la convention d’exploitation des TER : je n’accepterai pas un instant de plus que nos trains soient les plus retardataires de France ».
– S’agissant de la sécurité, M. Estrosi a cité plusieurs mesures : « police régionale des transports, accompagnement dans l’éducation et formation à la détection des signes de radicalisation, vidéo-protection dans les trains, aux abords des lycées et aide aux communes pour l’équipement de leur police municipale et à l’installation de la vidéo-protection. »
– Pour la culture, le nouveau président de Région a annoncé la mise en place « de la conférence régionale et permanente pour la culture. Je considère en effet que les acteurs culturels, les projets culturels, la liberté, la diversité de création, la production et la diffusion culturelles sont des éléments fondamentaux de notre âme régionale, et je veux le souligne immédiatement ».

Pour Christian Estrosi, « notre logiciel politique est désormais dépassé, les Français nous l’ont fait comprendre. J’avais pour slogan de campagne « Ca va changer », il convient désormais pour nous tous de faire de ce slogan une réalité. Je veux être le président de la parole donnée et de la parole tenue. »

Photo Régis Cintas Flores


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