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éoliennes

Le schéma régional éolien annulé par le tribunal administratif de Marseille

[Mis à jour à 16h15]
Le schéma régional éolien (SRE) de Provence-Alpes-Côte d’Azur, promulgué en septembre 2012 par le préfet de région, a été annulé par le tribunal administratif de Marseille, qui avait été saisi par une association de l’arrière-pays grassois. Ce schéma définissait les zones favorables à l’installation d’éoliennes et envisageait une production de 1245 MW d’électricité éolienne avant 2030. Dans les Hautes-Alpes, il désignait le Buëch comme un territoire d’accueil d’éoliennes, avec une production envisagée de 190 MW. C’est sur cette base que plusieurs projets éoliens sont envisagés sur la montagne d’Aureille (La Haute-Beaume et Montbrand), Saint-Julien-en-Beauchêne et Montjay.

Le tribunal administratif a retenu que le préfet de région n’avait pas fait procéder à « une évaluation environnementale » du schéma régional éolien, en violation d’une directive européenne et du code de l’environnement, ce qui constitue « un vice substantiel de procédure ».

Le préfet de région a deux mois pour faire appel de ce jugement, qui a été rendu le 19 novembre, mais qui n’a été signifié que le 15 décembre. A défaut, la procédure devra être reprise dans son intégralité pour faire approuver le SRE.

Le collectif des quatre associations du Buëch opposées à l’éolien industriel se félicite de cette décision. Les associations annoncent qu’elles « vont multiplier ces prochaines semaines les actions d’informations afin de mobiliser les citoyens du Buëch et au-delà, et faire pression sur les élus afin que soient respectées les obligations d’une étude environnementale sérieuse. Des initiatives auprès du nouveau préfet du département, du nouvel exécutif régional et du préfet de région seront prochainement engagées. »

Dans un communiqué, Amaury Navarranne, conseiller régional (FN) des Hautes-Alpes, se « félicite de cette décision. Ni la durée de vie du matériel éolien, son coût d’entretien et de démontage, ni son caractère oppressant sur nos paysages et son manque de performance, ne peuvent encore justifier ces projets. La raison et le pragmatisme doivent primer sur l’idéologie. »


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