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Préfet Philippe Court (5)

Le nouveau préfet, Philippe Court, veut traiter l’intercommunalité « sans passions excessives »

Le nouveau préfet des Hautes-Alpes, Philippe Court, 43 ans, a pris officiellement ses fonctions ce lundi après-midi à Gap, même si, à la demande du ministère de l’Intérieur, il était présent dans le département dès le 31 décembre. Il avait pu ainsi rencontrer les acteurs de la sécurité à Montgenèvre, Briançon et Gap lors du réveillon de la Saint-Sylvestre. Ce lundi, il a sacrifié à la tradition en déposant une gerbe au monument aux morts, devant les portes-drapeaux des associations patriotiques et un piquet du 4e régiment de chasseurs, en présence des principales personnalités du département. Il a ensuite reçu ces dernières dans les salons de la préfecture, où il a prononcé une première allocution.

Encore peu au fait des particularités des Hautes-Alpes, il a souligné ses priorités : la sécurité, en mettant l’accent sur la sécurité en montagne, les cambriolages et les atteintes aux personnes, et l’emploi. Pour M. Court, le développement économique du département doit tenir compte d’une « double fragilité propre à la ruralité et à la montagne ». Citant l’agriculture et le tourisme, il a vu des « points communs » entre les deux activités économiques principales des Hautes-Alpes, « qui évoluent toutes deux dans un monde imprévisible ». Le préfet a annoncé qu’il réunirait les acteurs du tourisme, cette semaine, pour faire un bilan de « ce début de saison sans neige ».

« L’évolution de l’intercommunalité n’est ni un commencement, ni une fin »

Parmi les urgences qui l’attendent sur son bureau figure la nouvelle carte intercommunale. Le projet de son prédécesseur, Pierre Besnard, est contesté par de nombreuses collectivités, notamment dans le Gapençais, le Buëch et le Briançonnais. « Je présenterai les avis des collectivités lors de la prochaine réunion de la CDCI (commission départementale de la coopération intercommunale), qui aura lieu le 18 janvier », a indiqué M. Court. « Je n’aborderai pas le fond aujourd’hui… Mais je veux dire que cette évolution n’est ni un commencement, ni une fin. Il faut la traiter sereinement, sans passions excessives. Je saurai faire preuve d’écoute. »

Quant au projet de rénovation électrique de RTE (Réseau de transport d’électricité), qui est contesté par des opposants dont certains ont pu dégrader des engins de chantier, le préfet a simplement souligné que « respecter les opinions des autres, c’est aussi expliquer pourquoi on ne les partage pas de manière apaisée. Mais leur mode d’expression doit respecter l’Etat de droit. »

Enfin, Philippe Court, qui était jusqu’ici directeur adjoint du cabinet du président du Sénat, a témoigné de son attachement aux collectivités locales et à la « légitimité élective », et à la Nation, terme qu’il a utilisé à plusieurs reprises.

Philippe Court est issu de l’école Polytechnique et ingénieur en chef des ponts-et-chaussées. Il a été directeur de cabinet du secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat de 2004 à 2005 Eric Woerth ; directeur de cabinet de Xavier Darcos, ministre de l’Education puis ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville de 2007 à 2010 ; sous-préfet de l’arrondissement de Saint-Germain-en-Laye de 2010 à 2014. Il était directeur adjoint du cabinet du président du Sénat, Gérard Larcher.


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