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Bernard Jaussaud et Corinne Massot

Election partielle de Gap 1 : « Nous ne sommes pas là pour diviser la gauche », dit M. Jaussaud

Le socialiste Bernard Jaussaud a présenté ce lundi sa candidature à l’élection départementale partielle de Gap 1. Maintenant qu’il n’est plus conseiller régional, cet ingénieur de 56 ans, encore conseiller municipal d’opposition à Gap, espère pouvoir donner « une autre voix à Gap » alors que les autres conseillers départementaux gapençais sont des proches du maire Roger Didier (divers droite). Sa colistière, Corinne Massot, 53 ans, n’est pas encartée au parti. Cadre administratif à l’hôpital de Gap, militante syndicale depuis de nombreuses années, c’est sa première candidature à une élection. « J’avais envie d’élargir mon engagement », dit-elle.

Leurs suppléants ont déjà une petite expérience en politique. L’entrepreneur de 32 ans Pierre-Yves Lombard est conseiller municipal d’opposition à Gap. Céline Levasseur, 44 ans, professeur d’arts appliqués au lycée Poutrain, s’était déjà présentée aux élections départementales… aux côtés de Pascale Boyer et Guy Blanc. Déçue par le manque de travail en équipe du binôme, elle a décidé de suivre cette fois-ci Bernard Jaussaud et Corinne Massot.

« J’ai du mal à considérer que Guy Blanc soit à gauche »

Il a été largement question de Guy Blanc lors de cette présentation. « Nous ne sommes pas là pour diviser la gauche mais pour porter ses valeurs. Guy Blanc a été celui qui a divisé la gauche lors des municipales de 2014 et des législatives de 2012. J’ai du mal à considérer qu’il soit à gauche. Hors campagne, lors des élections départementales de mars dernier, il a diffusé des documents qui fleuraient une droite incarnée par Sarkozy », estime Bernard Jaussaud. A l’époque, pourtant, Guy Blanc était le candidat investi par le PS. C’est lui qui est à l’origine du recours au tribunal administratif qui a conduit à l’annulation de l’élection en raison de l’absence des bulletins des candidats FN pendant quelques dizaines de minutes dans un des cinq bureaux de vote, lors du premier tour. « Ça ne lui donne aucune légitimité sur l’élection partielle. Et puis c’est le FN qui aurait dû porter ce recours. »

Aujourd’hui, le PS soutient Bernard Jaussaud et Corinne Massot. « Nous sommes tout sauf isolés. Nous sommes soutenus par la quasi totalité des candidats aux élections départementales à Gap, à part Christian Graglia. »

S’il remporte cette élection, le binôme entend faire entendre sa voix. « L’office public HLM n’a pas fait le travail qui convenait, en particulier sur le centre-ville de Gap. On veut porter cette impérieuse nécessité d’agir pour rénover l’habitat. » Sur le volet solidarité, les candidats voudraient que le centre social du centre-ville crée un lien de mixité sociale, qu’il y ait une coordination réelle entre les Ehpad et que le service de portage des repas aux personnes âgées ne disparaisse pas. Les candidats plaident aussi pour une autre organisation des transports dans le centre de Gap en incitant les gens à ne pas prendre leur voiture, et pour une coopération avec les stations de ski alentour. « Lors de ces vacances sans neige, on aurait pu ramener les touristes dans Gap en leur proposant une offre de loisirs et ainsi les fidéliser. »

Bernard Jaussaud est conscient que l’élection est loin d’être gagnée. Vu l’éclatement des candidatures et le taux de participation qui s’annonce particulièrement bas, il sait qu’il doit réaliser l’un des deux meilleurs scores pour pouvoir se maintenir au second tour. « On appelle à un vote utile dès le premier tour. »


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