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Arnaud Murgia

Arnaud Murgia officialise sa candidature à la présidence des Républicains 05

8 Jan 2016 - 23:00

Arnaud Murgia, conseiller départemental de Briançon 1, a officialisé, ce vendredi, sa candidature à la présidence de la fédération des Hautes-Alpes des Républicains. Il s’agissait d’un secret de Polichinelle, puisque, après avoir échoué à obtenir le poste de secrétaire départemental du parti (Paris ayant préféré nommer la Gapençaise Monique Para, en octobre dernier), il était évident qu’il allait postuler à la présidence. C’est le premier candidat déclaré et, à trois jours de la date limite (ce lundi à 16h), on ignore s’il aura un ou plusieurs adversaires. Jean-Marie Bernard, leader naturel de la droite haut-alpine, a toujours écarté cette éventualité et Jean-Michel Arnaud y aurait renoncé. Pour la première fois dans l’histoire du parti (Les Républicains, UMP et RPR mêlés), ce sont les militants qui éliront leur président, le 30 janvier prochain.

« Notre famille politique est aux manettes d’une grande partie des communes haut-alpines, nous dirigeons le Département, et avons depuis peu trois conseillers siégeant à Marseille, à l’hôtel de Région », indique M. Murgia. « Que diraient les gens qui nous ont élu si nous n’arrivions pas à travailler tous ensemble pour un grand projet haut-alpin ? Je souhaite que notre famille politique soit le lien, le fil conducteur et même l’aiguillon de ce projet pour les Hautes-Alpes. »

Proche de Bruno Le Maire, M. Murgia s’inscrit aussi dans la perspective de l’élection présidentielle : « Si nous ne consolidons pas la maison « Les Républicains », si nous ne solidifions pas ses fondations, si nous n’arrivons pas à susciter de nouveaux espoirs, nous ne gagnerons pas l’élection présidentielle. Aux côtés des élus locaux, des militants, il faut tout mettre en œuvre pour que nous soyons en ordre de marche pour la primaire ouverte, qui doit permettre dans quelques mois le rassemblement autour du candidat victorieux. A nous d’être exemplaires, et de faire la part belle au renouveau des pratiques, des méthodes, des femmes et des hommes. »

Privé de vice-présidence pour avoir fait faux-bond à Jean-Marie Bernard

Niçois d’origine, Arnaud Murgia, 31 ans, est entré en politique à Toulouse, où il a fait Science-Po et où il a été candidat aux municipales de 2008. Il a été membre du bureau national des Jeunes populaires puis des Jeunes actifs, et secrétaire national de l’UMP. Inspecteur des finances publiques de formation, il a été conseiller de Patrick Ollier, lorsque celui-ci était ministre des Relations avec le Parlement, de 2010 à 2012. Une collaboration avec l’ancien député des Hautes-Alpes, lui-même parachuté dans le département dans les années 80, qui l’a amené à s’intéresser au département. Et à se présenter aux élections municipales de Briançon en 2014 dans une lutte fratricide avec un autre jeune UMP, Romain Gryzka. Les deux ont échoué dans leur conquête de la mairie de Briançon, mais Arnaud Murgia a finalement décroché le siège de conseiller départemental, en mars dernier.

Lors de l’élection du président du Département, en avril, Arnaud Murgia avait fait faux bond à Jean-Marie Bernard, qui était pourtant venu le soutenir lors de la campagne, pour voter en faveur du maire de Gap, Roger Didier. Du coup, M. Bernard s’était opposé à ce que M. Murgia obtienne une vice-présidence. Depuis, de l’eau semble avoir coulé sous les ponts et Arnaud Murgia, en fin politique, a su se ménager les bonnes grâces du président du conseil départemental, notamment en s’impliquant dans la crise liée à la fermeture du tunnel du Chambon.


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