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Patrick Deroin Caroline Antoine (1)

Gap 1 : baisse des subventions et lutte contre les fraudes, priorités des candidats FN

Patrick Deroin et Caroline Antoine, les candidats du Front national à l’élection départementale partielle de Gap 1, ne comptent pas faire de la figuration, le 24 janvier prochain. En mars dernier, le binôme FN alors en lice avait obtenu 20,76% des voix. Lors des dernières élections régionales, la liste conduite par Marion Maréchal-Le Pen y a recueilli 28,79% des suffrages exprimés au premier tour et 33,64% au second. Alors que cinq autres binômes, dont trois à gauche, seront en lice dans cette partielle, le Front national pourrait donc se qualifier pour le second tour. Marion Maréchal-Le Pen viendra d’ailleurs apporter son soutien à ses candidats, ce samedi 16 janvier à 15h, lors d’une galette des rois proposée à la brasserie Le Lyon à Gap.

Patrick Deroin et Caroline Antoine se disent prêts à être les premiers élus FN à siéger au conseil départemental des Hautes-Alpes. Tous deux revendiquent leur implantation dans les Hautes-Alpes (Caroline Antoine, native de Gap, y travaille comme employée, et Patrick Deroin, retraité de la Marine nationale, est installé depuis six ans à La Bâtie-Vieille) et détaillent des priorités qui s’inscrivent dans le cadre du positionnement local du parti de Marine Le Pen.

M. Deroin appelle ainsi à réaliser des « économies sur les aides aux associations et aux communes. Il faut répartir les enveloppes en fonction de besoins précis. Dans la liste des associations subventionnées, on en voit beaucoup qui ont la même finalité. Il faut encourager les regroupements. » En matière culturelle, « le but est que la population profite de ces spectacles, pas de payer le fonctionnement d’une compagnie ».

En matière sociale, Mme Antoine s’inquiète de l’augmentation du nombre de bénéficiaires du RSA (revenu de solidarité active) et des « fraudes, qui ont augmenté de 16% au niveau national ». Selon elle, c’est aussi le cas dans les HLM : « Certaines familles pratiquent la sous-location ou la colocation sauvage, alors que 1800 dossiers sont en attente… Sans compter les migrants. » Pour la candidate FN, « la générosité collective oblige au contrôle ». Pour ce qui est du handicap en revanche, Caroline Antoine demande le « renforcement des commissions d’attribution de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées), car le traitement des demandes tarde trop aujourd’hui ».

Le binôme Front national reprend à son compte le « patriotisme économique » qui figurait au programme de Marion Maréchal-Le Pen : « Il est essentiel de soutenir les PME et nous devons accorder la priorité à nos entreprises, notamment en termes d’appels d’offres ». Au chapitre des déplacements, Caroline Antoine « regrette que le projet de rocade de Gap s’embourbe pour une question des terrains. Nous souhaitons un accord au plus tôt entre le maire et l’Etat ». Quant à Patrick Deroin, il suggère que le Département facilite « le recours au train pour transporter les déchets. Je suis atterré de voir tous ces camions qui transportent des déchets sur nos routes. »

Pourquoi le FN n’a-t-il pas fait de recours en mars dernier ?

Si les électeurs du canton de Gap 1 sont de nouveau appelés aux urnes, les 24 et 31 janvier, c’est à la suite d’un recours de Guy Blanc (divers gauche), mais c’est en raison de l’absence momentanée de bulletins des candidats FN dans un bureau de vote de l’école de Verdun, lors du premier tour de mars 2015. Pourquoi le FN n’a-t-il pas engagé de recours ? « Nous y avons pensé, mais, comme nous savions qu’il y avait déjà un recours, nous n’avons pas jugé utile d’en ajouter un autre », dit aujourd’hui Patrick Deroin. « Sinon, nous aurions probablement engagé un recours. »

En fait, à l’époque, tout en déplorant l’incident survenu dans ce bureau de vote, M. Deroin avait écarté l’idée de déposer un recours. « Vu le nombre de voix que nous avons recueillies et le nombre de voix que nous sommes susceptibles d’avoir perdues, cela ne justifie pas de faire un recours à nos yeux, déclarait M. Deroin le 23 mars. De plus, il n’est jamais agréable de devoir retourner voter dans ces conditions. Je reconnais le résultat du 1er tour, même s’il est faussé. »

Du coup, Guy Blanc et Pascale Boyer, candidats divers gauche, estiment que « M. Deroin est soit amnésique, soit menteur ». Ce à quoi l’intéressé répond : « Réfléchir avant d’agir, voilà ce que nos concurrents devraient s’appliquer à eux-mêmes. S’ils n’ont que cela à mettre dans le débat, c’est assez consternant. Chercher la paille dans l’œil de l’autre recèle souvent la poutre qui est dans le sien… »


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