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Voeux Chicas (1)

Yann Le Bras : « Le Chicas doit avoir une relation équilibrée avec les autres hôpitaux »

« Ce n’est pas une fusion, mais une logique gagnant-gagnant », insiste Yann Le Bras, directeur du Chicas (centre hospitalier intercommunal des Alpes du Sud), devant le personnel de l’hôpital de Gap, ce lundi, à l’occasion de ses voeux. Outre le Chicas, M. Le Bras dirige en effet les hôpitaux d’Embrun et d’Aiguilles, l’Ehpad Guil-Ecrins à Guillestre et L’Argentière-la-Bessée et, depuis le 15 septembre, il a assure l’intérim à la direction de l’hôpital de Briançon… « Le Chicas doit veiller à avoir une relation équilibrée avec les autres hôpitaux et à conserver l’offre de proximité là où c’est nécessaire », souligne M. Le Bras. « Il y a toujours une réticence à travailler avec un établissement plus important », reconnaît le Dr Joël Constans, président de la commission médicale de l’établissement (CME). « Il y a déjà des coopérations, pour la pharmacie par exemple. Les hôpitaux doivent travailler les uns avec les autres. De notre côté, nous ne devons pas avoir peur des CHU (centres hospitaliers universitaires) non plus. »

Au-delà de la convention de direction commune, « qui laissera son autonomie à chaque établissement, avec son propre budget », des mutualisations doivent se mettre en place entre les différents établissements haut-alpins et sisteronais. La blanchisserie du site de Gap est ainsi appelée à prendre en charge le linge de l’hôpital d’Embrun, et les analyses vont se répartir entre Gap, Embrun et Sisteron, annonce le directeur du Chicas.

« Il n’est plus tenable de repousser la signature du contrat de retour à l’équilibre »

L’autre enjeu d’actualité, c’est la situation financière du Chicas. « Après le rejet de notre budget par l’ARS (Agence régionale de santé), nous devons signer un contrat de retour à l’équilibre financier (Cref) dans les meilleurs délais. Selon les préconisations de l’ARS, les efforts doivent être répartis entre les économies (deux tiers) et les nouvelles recettes (un tiers). Ce n’est plus tenable de repousser la signature de ce Cref. Les discussions génèrent des inquiétudes et des rumeurs, j’en suis conscient, mais nous n’avons pas encore d’éléments solides. C’est un défi exigeant. »

Cela n’empêche pas le Chicas de « conforter son offre de soins », précise Yann Le Bras. « Cet établissement regorge de signes de confiance. Nous avons un nouveau scanner depuis le mois d’octobre, nous avons un projet de deuxième IRM porté avec les radiologues publics et privés à l’horizon 2017, nous avons des partenariats avec l’IPC (institut Paoli-Calmette de Marseille) et l’hôpital d’Aix-en-Provence, nous avons une capacité d’innovation pour la télémédecine et la prise en charge des AVC… »

Le chantier de l’hôpital, d’un montant de 120 millions d’euros, est en cours d’achèvement : les nouvelles urgences devraient ouvrir avant l’été, l’oncologie et les soins palliatifs intégreront leurs nouveaux locaux à l’automne, un deuxième bloc de chirurgie ouvrira en 2017, ainsi que le plateau de stérilisation…

Voeux Chicas (2)Le Dr Constans abonde dans ce sens : « Nous avons vraiment un hôpital que beaucoup nous envient. » Reste que « rien ne doit aller à l’encontre du patient. La prise en charge en chirurgie ambulatoire ne peut pas se faire dans les mêmes termes qu’en milieu urbain. Il faut quelquefois sortir de ses bureaux pour prendre en compte la géographie. Même si nous sommes bien conscients de devoir améliorer les choses. Et nous avons déjà revu des choses, sans même avoir signé le Cref. »

Au nom du président du conseil de surveillance, Roger Didier, Raymonde Eynaud rappelle son « souci d’arriver à l’équilibre financier », tout en se félicitant de « l’attachement des Gapençais à leur hôpital » et de « l’attention accordée au patient » par les personnels du Chicas.


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