Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Initiation secourisme (3)

1000 Haut-Alpins vont être initiés aux premiers gestes de secours en février

Initiation secourisme (4)64 sessions gratuites de sensibilisation et de formation aux gestes de premiers secours vont être dispensées, au mois de février, au bénéfice des Haut-Alpins âgés de 10 ans et plus. Cette opération inédite est organisée par la préfecture des Hautes-Alpes, dans le cadre d’une initiative nationale du ministère de l’Intérieur faisant suite aux attentats perpétrés en 2015 en France. Ces sessions de deux heures seront organisées tous les week-ends de février, ainsi que quelques jours de semaine. Au total, l’objectif est de toucher un millier de personnes, sachant que ces sessions, menées de concert par les sapeurs-pompiers et des associations de secourisme, seront proposées dans une vingtaine de communes, souligne Matthieu Doligez, directeur de cabinet du préfet. En temps habituel, 500 à 800 adultes sont formés au secourisme chaque année dans le département par les sapeurs-pompiers ou les associations (Croix-Rouge française et association de sauvetage et de secourisme).

A la différence d’autres départements, cette opération ne sera pas relayée dans les établissements scolaires. Dans le cadre d’une partenariat avec l’Education nationale et le Conseil départemental, le Sdis (Service départemental d’incendie et de secours) organise en effet une formation systématique des élèves de 3ème depuis 2000. « Nous formons entre 1500 et 1800 collégiens par an et cela représente entre 25.000 et 30.000 Haut-Alpins formés par le Sdis depuis 15 ans », précise le lieutenant-colonel Patrick Moreau, directeur du Sdis. En février, 250 à 300 collégiens seront ainsi formés pendant deux jours, durant le temps scolaire, à « faire face à une situation d’urgence ».

L’initiation proposée en février portera sur quatre points à maîtriser pour « être acteur du secours et être capable de faire des choses en attendant les secouristes », explique le lieutenant-colonel Moreau : l’alerte (avec le numéro d’urgence unique européen, le 112), les positions d’attente pour une personne qui « se sent mal » (la mettre sur le côté, dans une position stable), le massage cardiaque et l’utilisation du défibrillateur et le recours au garrot en cas d’hémorragie. « Le garrot laisse un délai de 4 heures pour la prise en charge de la victime par des médecins », rappellent les sapeurs-pompiers. « Il faut démystifier deux choses à ce sujet », considère le lieutenant-colonel Moreau : « Le garrot ne sacrifie pas nécessairement le membre, et, au contraire, il permet de sauver la vie de la personne ; il faut aussi rassurer les gens d’un point de vue médical par rapport à quelqu’un qui saigne et qui peut les contaminer. En premier lieu, il s’agit de sauver une vie, et il y a des précautions à prendre en fonction des modes de contamination. »

Pour davantage d’informations, connectez-vous sur la page Facebook ou sur le site internet de la préfecture. Pour vous inscrire à une session, cliquez ici.


+ Sur le même sujet...