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Bernard Jaussaud

Gap : Bernard Jaussaud et Elisabeth Fabrega (PS) démissionnent du conseil municipal

Bernard Jaussaud et Elisabeth Fabrega, conseillers municipaux (PS) de Gap, ont annoncé, ce lundi, leur démission. « Ce n’est pas par amertume ni par dégoût de la politique », précise M. Jaussaud, quinze jours après son échec à l’élection départementale partielle de Gap-1. « C’est d’abord pour retrouver du temps personnel et professionnel. Et j’ai ce sentiment, que les dernières élections ont pu conforter, que l’action politique est mal comprise par nos concitoyens. J’ai envie de prendre du recul et de m’intégrer dans des réflexions institutionnelles pour refonder la démocratie. » M. Jaussaud et Mme Fabrega (qui est par ailleurs proviseur du lycée Dominique-Villars) seront remplacés au conseil municipal par les suivants de la liste, François-Olivier Chartier (MoDem) et Marie-Jo Allemand (PS).

Bernard Jaussaud assure que son échec du mois dernier n’a pas pesé dans sa décision, même s’il admet qu’il n’aurait pas démissionné du conseil municipal s’il avait été élu conseiller départemental. « Je n’ai pas du tout été compris par mes concitoyens », estime-t-il. « Si j’ai été candidat, c’est qu’il y avait une nécessité que la gauche puisse se faire entendre différemment et un peu mieux. La dernière session du conseil départemental m’a conforté dans mon sentiment. Je suis assez étonné par la position du maire de Briançon. Il a rendu sa carte du PS de façon un peu grandiloquente pour dénoncer le retrait de la liste socialiste au second tour des régionales et l’absence d’élus de gauche dans la nouvelle assemblée. Et lui, qui est représentant de la gauche au conseil départemental, entretient une espèce de brouillard où tout se mélange, un flou permanent entre majorité et opposition. Mon souhait était plutôt de contribuer, à mon niveau, à clarifier ce débat. »

Bernard Jaussaud précise qu’il demeure au PS : « Le fond de mes convictions reste là, même si je ne partage pas tout. » Parallèlement, il souhaite aussi participer à des clubs de réflexion : « Aujourd’hui, la montée du FN est inquiétante mais c’est aussi le marqueur d’une incompréhension entre les élus et la population. Il y a quelque chose qui s’est décalé. La 5ème République est arrivée à une fin de cycle. Il y a nécessité à regarder les choses différemment. On n’en est plus à essayer de recoller les morceaux. »


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