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Dégradations THT

Les « Zadistes » du chantier RTE s’attirent les foudres des Républicains et de Maurice Brun

10 Fév 2016 - 22:20

Des « zadistes » (occupants d’une « zone à défendre ») ont quitté le chantier de l’aéroport contesté de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, pour venir parler de leur combat à Gap, ce mercredi soir, puis à Embrun, ce jeudi. L’occasion pour un militant anarchiste, qui participe aux sabotages sur les chantiers liés à la nouvelle ligne à très haute tension Haute-Durance, de justifier cette forme d’activisme revendicatif et d’appeler à s’inspirer des méthodes des opposants à l’aéroport de Nantes pour s’opposer au projet de RTE (Réseau de transport d’électricité) dans les Hautes-Alpes.

Arnaud Murgia, président de la fédération haut-alpine des Républicains, dénonce de tels actes : «Il est absolument hors de question que les lois de la République soient à ce point bafouées, parce qu’en démocratie, on ne casse pas pour s’opposer. Je veux rappeler, au nom de ma famille politique, tout mon soutien à nos entreprises locales qui, depuis des mois, subissent des sabotages et des actes de vandalisme incessants alors que jamais ils n’ont traversé une période économique aussi difficile. » M. Murgia avait d’ailleurs demandé au préfet des Hautes-Alpes d’interdire ces deux réunions publiques : « Je ne peux accepter l’idée que des individus se prévalant d’une action menée hors la loi à Nantes viennent prêcher dans les Hautes-Alpes le sabotage, le vandalisme, la destruction des outils de travail. » Le préfet Philippe Court n’a cependant pas donné suite à sa demande d’interdiction.

De son côté, Maurice Brun, président de la CCI de région Provence-Alpes-Côte d’Azur, dénonce « le diktat du « Tout ou rien », qui conduit à l’immobilisme stérile, au refus du dialogue et du progrès ». Fidèle soutien du projet Haute-Durance de RTE depuis l’origine, M. Brun souligne qu’il vise à assurer « la sécurisation énergétique des Hautes-Alpes ». Et insiste sur l’apport que représente ce chantier pour les entreprises locales, qui ont « un besoin urgent et vital de travailler. Ces opposants ne peuvent pas davantage occulter l’impact de ce chantier sur le business et l’emploi qu’il génère : véritable bulle d’oxygène pour les entreprises locales par les temps qui courent ! Ajouter à ce diktat du «Tout ou rien», le vandalisme et autres actes de malveillance qui touchent entreprises et salariés me laissent penser que ces opposants sont loin des réalités quotidiennes -basiques- des Haut-Alpins qui ont un réel besoin de travailler ici chez eux, dans un environnement économique attractif et compétitif… »


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