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Salon de l'agriculture

Le stand des Hautes-Alpes au salon de l’agriculture a créé « une dynamique commune »

22 Fév 2016 - 23:19

Pour la troisième année consécutive, le Département des Hautes-Alpes installera un stand de 60 m² au salon de l’agriculture à Paris, du 27 février au 6 mars. Une quarantaine de producteurs locaux s’y relaieront pendant les neuf jours du salon. L’opération, entièrement financée par le conseil départemental, représente un investissement de 100.000€, qui couvre la location de l’espace, l’aménagement du stand, la logistique (deux semi-remorques sont affrétés pour transporter une quinzaine de palettes de produits locaux et le stand), l’hébergement des exposants notamment et la communication.

« La particularité de cette participation, c’est la dynamique et l’état d’esprit qui s’est instaurée avec la quarantaine de producteurs », se félicite Yvan Chaix, directeur de l’Agence de développement des Hautes-Alpes, qui coordonne l’opération avec la chambre d’agriculture. « Il y a un vrai message collectif dans le cadre de cette dynamique », estime Patrick Ricou, président de l’Agence de développement. Jean-Marie Bernard, président du Département, espère d’ailleurs que « cette dynamique fera école dans d’autres domaines » et souligne que « la somme investie rapporte en termes d’image et pour montrer la valeur de nos produits ».

En tout cas, alors que certains représentants syndicaux agricoles appellent à boycotter le salon en raison de la crise que traverse actuellement l’agriculture, Pierre-Yves Motte, président de la chambre d’agriculture, est catégorique : « Il ne faut pas céder au catastrophisme, mais au contraire montrer qu’on peut être forts et efficaces en profitant de cette occasion. Il est hors de question de ne pas être présents au salon! »

« Dans cette crise, il y a des éléments sur lesquels nous avons peu de prise, mais, localement, nous avons de belles cartes à jouer », considère Patrick Ricou. Lionel et Sandrine Rolland en sont un exemple. Ces apiculteurs ont créé Apiland il y a dix ans à Rousset. Cette miellerie-musée, qui s’enrichit régulièrement de nouvelles animations (une salle d’exposition accueillera prochainement quatorze sculptures géantes d’insectes) a accueilli la dernière réunion de préparation du salon, ce lundi matin. C’est aujourd’hui un modèle de réussite de la diversification : « Nous accueillons 25.000 visiteurs par an et, depuis l’an dernier, nous vendons directement 100% de notre miel. Nous n’avons plus de revendeur extérieur. » Ils participeront au salon avec une ruche géante comptant quelque 20.000 abeilles.

Le stand mettra également en valeur les brasseurs de bières locales (La Tourmente/Grands cols à Briançon, Alphand à Vallouise et Version originale à Ancelle), les apiculteurs, les différents producteurs (produits laitiers, vins, pommes, plantes, tourtons, pomme givrée…) et les maîtres-restaurateurs (Cédric Manzoni et Eric Rolland, des Olivades, mettront en valeur les produits locaux). L’espace animation du stand servira aussi aux offices de tourisme du département, qui profiteront de l’occasion pour vanter leur destination.

Une année record pour la participation au concours général agricole

Les producteurs qui participeront au salon de l'agriculture étaient réunis, ce lundi, à Apiland, à Rousset.
Les producteurs qui participeront au salon de l’agriculture étaient réunis, ce lundi, à Apiland, à Rousset.

Différentes animations seront proposées au cours des neuf jours. L’office de tourisme de Guillestre, initiateur des ateliers consom’acteurs, proposera aux visiteurs de réaliser des fromages à l’aide de lait issu des vaches du salon, en collaboration avec la Fromagerie de la Durance et La Fermière. La confrérie de la pomme réserve quelques surprises pour les trois derniers jours du salon. Le mercredi 2 mars, l’inauguration officielle du stand réunira les autorités départementales et le président de la Région, Christian Estrosi. Et le jeudi 3 mars sera dédié aux candidats et aux lauréats du concours général agricole.

Un concours qui mobilise les producteurs haut-alpins : « C’est une année record, nous n’avons jamais eu autant de produits à amener à Paris », relève Pierre-Yves Motte. « Les médailles sont d’une efficacité redoutable pour la commercialisation des produits et c’est un bon moyen pour les valoriser. » Daniel Aye, ancien directeur de l’usine Sodial et collaborateur de La Fermière, en témoigne : « Une médaille, ça fait référence et ça rejaillit sur tous nos produits. »


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