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Le local du PS, à Gap, a été dégradé pour la troisième fois depuis le début de la contestation du projet de loi Travail.Le local du PS, à Gap, a été dégradé pour la troisième fois depuis le début de la contestation du projet de loi Travail.

Gap : le siège de la fédération du PS recouvert de peinture

15 Mai 2016 - 11:16

[Mis à jour à 19h50] Le siège de la fédération du Parti Socialiste des Hautes-Alpes a été dégradé pour la troisième fois en quelques semaines. Ce dimanche matin, les riverains du local, situé rue Carnot à Gap, ont découvert que la façade avait été la cible de projections de peinture. Ce samedi, une manifestation des « Nuit debout » avait marqué une halte devant le local, sans débordement semble-t-il. Ces dégradations n’ont apparemment pas été accompagnées d’inscriptions quelconques.

Dans un communiqué, le mouvement Nuit Debout assure que la manifestation de samedi « n’est en aucun cas concernée par les dégradations qui ont été commises sur la façade du siège du PS. Plus généralement, les Nuit Debout 05 ne sont à l’origine d’aucune dégradation et ne sauraient être impliquées de près ou de loin à ces actes-là. Depuis le début du mouvement social, toutes les actions menées n’ont été sujettes ni à des incidents même mineurs, ni a des dégradations de biens d’autrui. »

Le 4 mai dernier, la fédération PS avait déposé plainte à la suite d’une précédente action. Des inscriptions hostiles au projet de loi Travail avait été collées sur la façade du local, à l’issue d’un rassemblement demandant le retrait du texte.

Ce dimanche, le PS annonce qu’il va à nouveau déposer plainte. « Nous condamnons fermement ces actions et les dégradations commises qui, en plus d’être lâches, desservent la démocratie », indique le parti dans un communiqué. Pour Christophe Pierrel, fondateur de « Debout la gauche » et chef adjoint du cabinet du président de la République, « s’en prendre au local d’une formation politique peut sembler symbolique, pourtant, c’est une violence qui est et reste illégale et sanctionnable. Ce sont des actes inadmissibles qui, au-delà du préjudice pour notre parti et ses militants, dessert la cause de leurs auteurs. La démocratie n’a rien à gagner à travers ce genre d’actes. »

La députée Karine Berger « condamne avec la plus grande fermeté » ces « actions anti-républicaines et anti-démocratiques », qui « ne sont pas des expressions politiques. Je dénonce également la lâcheté de ceux qui font cela sans avoir le courage d’expliquer leur geste. »

Partout en France, les dégradations de locaux du PS et de parlementaires socialistes se multiplient de la part de certains opposants radicaux au projet de loi El Khomri.

Le local du PS, à Gap, a été dégradé pour la troisième fois depuis le début de la contestation du projet de loi Travail (photo DR).
Le local du PS, à Gap, a été dégradé pour la troisième fois depuis le début de la contestation du projet de loi Travail (photo DR).


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