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Photo DR.Photo DR.

Attentat de Nice : les élus haut-alpins réagissent à « l’horreur »

15 Juil 2016 - 11:35

[Mis à jour à 19h30] Au moins 84 personnes sont mortes, dont dix enfants, et 52 sont en état d’urgence absolue après avoir été volontairement percutées par un camion, à l’issue du feu d’artifice du 14 Juillet, sur la promenade des Anglais à Nice, ce jeudi soir. Le conducteur, un Niçois d’origine tunisienne, a été abattu par la police.

Après cet attentat, les réactions des élus haut-alpins sont nombreuses.

Pour le député (PRG) Joël Giraud, « le symbole est fort. L’auteur de l’attaque de Nice n’a pas choisi cette cible par hasard. Il a voulu atteindre deux symboles que les salafistes haïssent : la République et la fête. Mais avant tout, pour montrer la force et la cohésion de la Nation, soyons plus jamais unis. »

Karine Berger, députée (PS), évoque « une horreur absolue qui a enlevé la vie à des enfants et un épouvantable acte de guerre. Malheureusement, il n’est pas possible d’assurer une protection imperméable contre ce type d’acte qui peut frapper n’importe où et n’importe quand. Nous devons tous nous sentir en alerte. La communauté musulmane française n’est en aucun cas responsable de ces actes. Notre pays est en guerre contre la barbarie. Nous gagnerons cette guerre. »

Plusieurs hommages prévus

Un « rassemblement de solidarité envers les victimes de tous les extrémismes d’hier et d’aujourd’hui » se déroulera ce samedi à 12h, sur l’esplanade de la Paix à Gap, à l’appel de la Cimade, du Mouvement de la paix et d’autres organisations.
A Tallard, la municipalité organise un « moment de recueillement républicain en mémoire des victimes de l’attentat », devant le château ce vendredi à 20h30, avant la pièce de théâtre prévue à 21h, qui est maintenue.

Le mouvement Debout la Gauche, dont Christophe Pierrel est l’un des fondateurs, souligne que « nous avons aujourd’hui un devoir de dignité face au drame que vient de connaître la ville de Nice et la Nation. L’heure est à l’unité ; nos ennemis cherchent à nous diviser, nous répondrons par la fraternité, par la solidarité. »

La fédération du PS fait part de sa « stupeur » et de sa « consternation ». « En choisissant le jour de la fête nationale et les familles comme cibles, les terroristes ont cru qu’ils pourraient ainsi faire plier notre pays et nos valeurs humanistes. Cette nuit d’horreur ne peut que renforcer notre solidarité. »

Le président (Les Républicains) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi, ancien maire de Nice, souligne que, « en frappant la promenade des Anglais, on frappe un symbole international du rayonnement de Nice. Pourquoi, alors que la menace terroriste restait élevée, a-t-on décidé hier d’interrompre l’état d’urgence pour le proroger le soir après ce drame? J’ai toujours été du côté de ceux qui réclamaient plus de moyens pour lutter contre le terrorisme car je reste convaincu que nous sommes en guerre. Après Charlie Hebdo, après le 13 novembre, après Bruxelles, on a oublié que la France et l’Europe étaient en guerre. »

« L’horreur absolue », constate la maire d’Embrun et 2e vice-présidente de la région, Chantal Eyméoud (UDI), qui affiche sa « solidarité avec ‪‎Christian Estrosi‬ ». « Cette forme de guerre que ce fanatisme barbare nous a déclarés doit être pour la France, un combat sans relâche de tous,  et de tous les instants. »

Marion Maréchal-Le Pen, députée et présidente du groupe FN au conseil régional, parle aussi « d’horreur et de consternation. Nous devons une fois de plus faire face à la barbarie. »

« Plus de paroles, des actes », demande le conseiller régional (FN), Amaury Navarranne. « Je n’ai pas le frisson du pacifisme face à la gangrène de l’islamisme ! » La fédération du Front national des Hautes-Alpes observe que « le 14 juillet, jour de la fête nationale, s’est transformé hier en un jour d’épouvante, d’immense affliction. Mais il est aussi devenu le symbole que la guerre contre le fléau de l’islamisme radical et toutes ses variantes criminelles n’a pas commencé, et qu’il est urgent maintenant de la déclarer. Il faut que les combats soient enfin menés… »

Jean-Marie Bernard, président (LR) du Département des Hautes-Alpes, parle du « pire drame de l’histoire de Nice » et estime que « l’heure est à la mobilisation », en rappelant que 20 sapeurs-pompiers haut-alpins « sont sur place afin d’aider les secours ».

Le maire (LR) de Tallard, Jean-Michel Arnaud, affiche une voix dissonante : « Nous devons avoir une classe politique nationale à la hauteur, ce dont je doute », réagit-il sur Facebook. « Les tueurs veulent une guerre civile, nous devons au contraire répondre par une cohésion entre citoyens la plus forte possible. J’aspire aussi à un Etat qui fasse enfin pleinement son travail. Avec ces attaques, nous avons changé de dimension, il faut aussi changer d’attitude citoyenne et plus encore de politique. »

Le conseil départemental du MoDem des Hautes-Alpes « dénonce la violence extrémiste qui ne fera jamais renoncer les Français aux valeurs humanistes qui fondent notre République. Le MoDem pleure l’enfance volée, victime de l’ignorance et de l’obscurantisme un soir de fête nationale. »

Gérard Fromm, maire (divers gauche) de Briançon, « condamne fermement cet acte de barbarie. En signe de deuil et d’union, les drapeaux des bâtiments municipaux seront mis en berne dès ce matin. »

Le maire (divers droite) de Gap et vice-président de la Région, Roger Didier, « exprime sa peine et sa solidarité pour les victimes directes et indirectes de cet odieux attentat. Aujourd’hui, nous pensons à tous les Niçois qui sont dans le deuil, la peine et la souffrance, et j’adresse un message de soutien particulier au maire de Nice,  Philippe Pradal, et au président de l’agglomération niçoise, Christian Estrosi. Cet attentat, si proche,  doit nous enraciner toujours plus autour des valeurs de la République. »

Rolland Arnaud, maire de Bréziers et président de la communauté de communes du Pays de Serre-Ponçon, demande quant à lui que cessent les « récupérations de toute nature : un peu de silence et de respect! »

Pierre Villard, président du comité des Hautes-Alpes du Mouvement de la paix, dénonce pour sa part « une agitation indécente pour les victimes » et appelle à « refuser l’instrumentalisation. Quelques heures après le drame, nous ne savons pas grand-chose et nous voudrions tout expliquer ! On peut se demander comment dans la ville la plus surveillée de France avec 1250 caméras, un camion a pu circuler deux kilomètres sur l’artère la plus touristique, de plus interdite à la circulation. Force est de constater que les mesures sécuritaires développées en France depuis les attentats du 7 janvier et renforcées depuis ceux du 13 novembre, n’ont pas été de nature à empêcher cette tragédie. C’est le même constat sur la scène internationale. Les choix de la guerre et de la violence, mis en œuvre depuis les attentats du 11 septembre 2011, n’ont renforcé que la guerre et la violence. »