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Gendarmerie illustration

Polémique politique autour de l’agression au village-vacances de Lagrand

« Cet acte démontre, s’il en était encore besoin, que tous les territoires sont soumis à cette violence communautaire et islamiste dont nous constatons, jour après jour, les drames pourtant prévisibles qu’elle provoque », a réagi Amaury Navarranne, conseiller régional FN et secrétaire départemental du parti dans les Hautes-Alpes, à la suite de l’agression dont a été victime une famille de vacanciers à Lagrand, ce mardi matin. « La barbarie islamiste attaque maintenant une maman et ses filles. C’est devenu permanent, c’est terrible et ça doit cesser », écrivait pour sa part Florian Philippot, numéro deux du Front national, sur Twitter. Une « instrumentalisation honteuse » dénoncée par la députée (PS) Karine Berger tandis que Christophe Pierrel (Debout la Gauche) déplorait les « amalgames honteux ». Le maire de Garde-Colombe, Edmond Francou, appelle quant à lui « à la responsabilité de chacun afin d’éviter toute conclusion trop hâtive ».

Le maire de Garde-Colombe, commune sur laquelle s’est produite l’agression (à Lagrand précisément), « nous avons tous été choqués, légitimement ». Mais l’élu appelle sa population au calme et à la responsabilité : « Nous mettons tout en oeuvre, avec les élus, les responsables du VVF et les employés communaux, pour que notre village retrouve sa sérénité habituelle ».

Reprenant les premières informations selon lesquelles « la tenue trop légère » des victimes aurait été à l’origine de l’agression (version démentie ensuite par le parquet), M. Navarranne estimait que, « plus que jamais, le gouvernement doit prendre conscience du grave choc des civilisations qui s’impose sur notre sol du fait d’une folle politique migratoire. Il doit également prendre les mesures pour que cesse toute forme de violence communautaire, d’acte de terreur voir terroriste. »

La députée Karine Berger, « très choquée par l’agression », indiquait aussitôt dans un communiqué que « nous devons tous faire preuve de discernement et d’objectivité dans ces moments tragiques. Et en dehors de l’enquête des services de justice et de gendarmerie dans les Hautes-Alpes, aucune interprétation ne peut être tolérée. L’instrumentalisation immédiate qu’en fait Florian Philippot (FN) est de ce point de vue honteuse. Tous les Haut-Alpins doivent rester unis dans la condamnation de cet acte odieux et dans la défense des valeurs républicaines. »

Réaction similaire de Christophe Pierrel, fondateur de Debout la Gauche et chef adjoint du cabinet de François Hollande : « Il est temps de garder son calme et de laisser les enquêteurs faire leur travail. Notre indignation collective et justifiée doit accompagner en pensées et en solidarité cette famille et non nous amener à tirer des conclusions hâtives sur les causes de cet acte ignoble. Les amalgames si rapides de certains m’effraient profondément et ne servent que la haine de l’autre. »

De son côté, Jean-Marie Bernard, président du Département, réagissait simplement en exprimant son « émotion » et en souhaitant que « lumière soit faite sur cette agression », en précisant que «l’ensemble des services sociaux du département, ainsi que les services de l’Agence de développement, sont à disposition de la famille » victime de l’agression.


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