Partager sur Facebook Twitter Partager sur Google Plus
Messe cathédrale suite attentat

Gap : une messe d’hommage au père Hamel sous surveillance policière

31 Juil 2016 - 13:42

La messe de ce dimanche matin, à la cathédrale de Gap, a été l’occasion de rendre hommage au père Hamel, ce prêtre assassiné par des terroristes, cette semaine, à Saint-Etienne-du-Rouvray. Un texte de l’évêque de Gap et d’Embrun, Mgr di Falco Léandri, actuellement aux JMJ (Journées mondiales de la jeunesse) à Cracovie (Pologne), a été lu aux fidèles au début de l’office. Des représentants des autres cultes, dont une forte délégation musulmane, étaient présents, ainsi que des policiers assurant la surveillance de la cathédrale.

Cette « nouvelle épreuve » ne frappe pas seulement la communauté catholique mais l’humanité toute entière », écrit Mgr di Falco dans son texte. « Il en est ainsi chaque fois que l’on s’en prend à la vie de l’un de nos contemporains. Quelle que soit son origine, la couleur de sa peau ou sa religion. La tache du sang de l’innocent, après d’autres nombreux innocents, est venue assombrir la joie de centaines de milliers de jeunes venus du monde entier à Cracovie, en Pologne. »

« Aujourd’hui, nous pouvons dire que le père Jacques Hamel est suspendu au côté du Christ sur le bois de la croix », estime l’évêque de Gap et d’Embrun. « Mon Dieu, que se passe-t-il dans le cœur de l’homme que tu as créé pour qu’il accomplisse des actes d’une telle barbarie ? Et comble du sacrilège, qu’il ose prétendre agir en ton nom ? »

Mgr di Falco a souligné « l’étrange spectacle » de ces milliers de jeunes réunis à Cracovie dans « un rassemblement pacifique, sans arrogance », et, d’un autre côté, « des centaines de policiers, de militaires armés, des véhicules de guerre, des hélicoptères de surveillance pour assurer la protection d’une jeunesse inoffensive, insouciante habitée du désir de vivre dans un monde de paix et de fraternité ». Deux policiers étaient d’ailleurs présents, ce dimanche matin, à l’entrée de la cathédrale.

« Au-delà de ces drames, il nous faut lutter contre tout désir de vengeance, lutter contre la peur aussi. Le Christ nous montre le chemin que nous devons emprunter, c’est celui du pardon. Certes, sur ce chemin là nous titubons car nous devons éviter de nombreuses embûches. Parfois même nous serons tentés de rebrousser chemin. Cependant c’est l’unique chemin qui, lorsque nous serons parvenus à son terme, nous montrera que riches de nos différences nous pouvons vivre ensemble et nous en serons heureux. Les croyants savent que le sang des martyrs peut nourrir la semence d’un monde de paix. »


+ Sur le même sujet...