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François Perrot, qui avait fait ses premiers pas de Résistant à Gap, est décédé

17 Oct 2016 - 14:34

François Perrot, ancien Résistant et déporté, vient de décéder à Paris à l’âge de 94 ans. Ancien président de l’Unadif (Union nationale des associations de déportés, internés et familles de disparus) et de la FNDIR (Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance), il fut à l’origine d’un noyau de Résistance en octobre 1940 à Gap, où il était lycéen. Ses obsèques auront lieu ce mardi, à la cathédrale Saint-Louis des Invalides, à 14h45.

Il avait raconté quelques uns de ses « faits d’armes » à Gap. Avec quelques amis, il allait ainsi rôder, à la nuit tombée, du côté de l’hôtel Lombard, où se trouvait le siège de commission d’armistice italienne. « Tenant un couteau ouvert dans la main gauche, nous inscrivions à la craie sur les murs de l’hôtel : « A bas Hitler, à bas Mussolini, vive la France Libre ». Jamais un Italien n’est venu perturber la réalisation de nos tags. Heureusement car je me demande bien ce que nos opinels auraient pu faire contre le moindre pistolet ! »

Trouvant Gap « trop maréchaliste » et estimant ne pas pouvoir suffisamment influer sur le cours de la guerre, il fugua du lycée avec trois amis, après avoir vidé leurs livrets d’épargne, afin de rejoindre Marseille. Le proviseur ayant signalé la disparition des quatre amis, François Perrot fut arrêté une première fois le 25 mars 1941 à Marseille. Ramené sous bonne garde à Gap, il regagna ensuite Paris, où il fut arrêté sur dénonciation le 19 mars 1943. Déporté à Buchenwald puis à Flossenbürg jusqu’au 15 mai 1945, après avoir effectué deux marches de la mort en avril 1945, il survécut grâce à sa foi et à la solidarité.

Il mena ensuite une carrière au CEA (Commissariat à l’énergie atomique), dont il fut le chef du service des relations internationales.

Il était Grand officier de la Légion d’honneur.