AccueilActualités informatiqueAnorexie et boulimie sur Instagram : Les algorithmes encouragent les troubles alimentaires

Anorexie et boulimie sur Instagram : Les algorithmes encouragent les troubles alimentaires

Afin d’étudier l’influence d’Instagram sur les troubles alimentaires, les chaînes de télévision NDR et WDR, le journal SZ et le réseau de rédactions suisses Tamedia ont créé plusieurs comptes test en tant que profils de mineurs. Il s’est avéré que les comptes ne permettent pas seulement d’accéder à des « contenus problématiques », mais qu’ils sont également recommandés à ces derniers. Des coachs autoproclamés sont également présents sur la plate-forme. Ils proposent aux jeunes filles fictives de les aider à perdre du poids, les encouragent à commettre des actes autodestructeurs et demandent en contrepartie des photos – par exemple en sous-vêtements.

Strg_f : « S’affamer avec Instagram : Comment Insta déclenche-t-il des troubles alimentaires ? » – Une production de Funk

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Les comptes créés au cours de la recherche ressemblaient aux profils d’autres anorexiques sur Instagram. De ce fait, les comptes de test ont reçu des propositions d’amis de la part de comptes dont les propriétaires sont manifestement atteints de troubles alimentaires. Ce sont surtout les comptes les plus extrêmes, avec des corps particulièrement maigres, qui ont rapidement gagné de nombreux followers et donc une plus grande portée.

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Le SZ, la NDR, la WDR et Tamedia avaient signalé plusieurs comptes de coachs douteux, ce qui n’avait pas suscité de réaction dans un premier temps. Par la suite, une porte-parole a déclaré au Süddeutsche Zeitung que le comportement des coachs était contraire aux directives et que le problème était pris très au sérieux – selon le SZ, une grande partie des comptes ont été supprimés entre-temps.

Selon les recherches, les coachs exigent également des « vraies » utilisatrices mineures d’Instagram des images sur lesquelles on ne voit pas seulement leur corps amaigri – des images qui documentent leur comportement autodestructeur comme « se scarifier » et « vomir » seraient également souhaitées.

Fin 2021, Frances Haugen avait à nouveau évoqué les algorithmes de Meta et leurs effets sur la psyché des enfants lors d’une audition au Congrès américain. Elle avait alors souligné que le groupe était en mesure de diffuser des contenus neutres. Au lieu de cela, Facebook vise la portée et a donc tendance à diffuser des contenus extrêmes. C’est pourquoi Haugen demande une régulation des plateformes Instagram et Facebook.

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