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Baptême quantique : le premier ordinateur quantique allemand porte le nom de QSolid

Le projet de construction du premier ordinateur quantique allemand QSolid est entré en service cette semaine à Jülich. La période de développement prévue est de cinq ans et est financée par le ministère fédéral de l’éducation et de la recherche à hauteur de 76,3 millions d’euros.

25 entreprises et instituts de recherche se sont associés pour ce projet, formant ainsi, selon le communiqué du centre de recherche de Jülich, le plus grand consortium de recherche d’Allemagne. Le consortium veut développer une infrastructure pour un démonstrateur basé sur des qubits supraconducteurs, que des personnes externes intéressées pourront également utiliser.

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À Jülich, on prévoit un système multiprocesseur qui rivalise avec ceux de Google, IBM et Intel. Pour ce faire, trois puces quantiques différentes seront exploitées en parallèle : un superordinateur, un système de calcul quantique utile à l’industrie et une plate-forme de benchmarking pour le calcul de jumeaux numériques et de normes industrielles. Au cœur des puces quantiques se trouvent des circuits supraconducteurs à faible erreur de la prochaine génération. Selon le coordinateur du projet, le professeur Frank Wilhelm-Mauch du centre de recherche de Jülich, les participants au projet les fabriquent à l’aide de méthodes de fabrication de haute précision, de nouveaux systèmes de matériaux et de procédés de prévention des erreurs basés sur l’IA.

Des instituts de recherche, des start-ups et des fabricants travaillent simultanément à la fabrication du premier ordinateur quantique allemand. Les associés issus de la recherche sont sept domaines de recherche de l’Institut Peter Grünberg de Jülich, le Jülich Supercomputing Centre, l’Institut central d’ingénierie, d’électronique et d’analytique et l’essaimage Qruise du Centre de recherche de Jülich. À cela s’ajoutent d’autres institutions telles que les instituts Fraunhofer IPMS et ASSID IZM, l’Institut de technologie de Karlsruhe, le Leibniz-IHPT de Jena, le Physikalisch-Technischen Bundesanstalt, le CiS Forschungsinstitut für Mikrosensorik ainsi que les universités d’Ulm, Stuttgart, Constance, Cologne, Düsseldorf et la FU Berlin.

Des entreprises participent à la construction du calculateur quantique : ParityQC, HQS, Rosenberger HF-Technik, IQM, supracon, ParTec, Racyics, AdMOS, LPKF Laser Electronics, Atotech, Atos science+computing ag, Globalfoundries et Zurich Instruments Germany. Ils devraient ainsi pouvoir participer à l’élaboration de normes industrielles et s’ouvrir des potentiels d’utilisation. Les domaines d’application déjà connus de l’informatique quantique sont la science des données et l’apprentissage automatique, mais la technologie quantique est également intéressante pour les réseaux neuronaux.

L’Institut Leibniz des technologies photoniques à Iéna travaille actuellement sur un premier précurseur pour les démonstrateurs prévus à Jülich. Le modèle devrait être prêt en 2024. Des lignes de fabrication de circuits supraconducteurs existent déjà à Iéna et seront étendues à la production de circuits quantiques au cours du projet QSolid. Actuellement, l’institut de recherche de Jülich utilise le nain quantique canadien JUNIQ, qui dispose de plus de 5000 Qbits. JUNIQ devrait également devenir l’interface externe des ordinateurs quantiques allemands. L’annonce de QSolid se trouve dans l’espace presse du centre de recherche de Jülich.

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