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BDI : L’UE ne doit pas laisser les standards et les normes à la Chine

La Fédération de l’industrie allemande (BDI) exhorte l’UE à prendre davantage conscience de son pouvoir international en matière de normes et de standards. L’Europe court le risque de se faire distancer par la Chine, notamment en matière de normalisation et de standardisation des techniques d’avenir.

La prise de position actuelle de la BDI fait suite aux efforts accrus de la Chine pour renforcer son contrôle sur les standards et les normes. Si l’Europe perd de l’influence dans ce domaine, la demande de techniques allemandes et européennes risque de diminuer et la compétitivité et l’innovation de disparaître, explique la BDI.

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L’association souhaite que l’Europe reste un prescripteur de normes internationales. En tant que « preneur de normes », le site perd de l’expertise et perd également en souveraineté stratégique. Le BDI calcule que « l’utilité économique du savoir codifié dans les normes et les règles techniques » s’élève à « 17 milliards d’euros par an » rien qu’en Allemagne.

C’est pourquoi l’UE devrait faire des normes et des standards « une partie intégrante des stratégies commerciales européennes à l’avenir ». Sur le plan géopolitique, la Chine aspire – entre autres avec l’initiative des routes de la soie – à une position de leader dans la normalisation internationale. Le fait que la Chine ait doublé ses secrétariats auprès de l’International Organisation for Standardisation (ISO) au cours des onze dernières années en est un signe.

La BDI attend de Pékin qu’elle applique systématiquement les normes internationales et qu’elle retire les normes nationales contraires. Selon l’association, l’annonce de l’intégration de 85 pour cent des normes internationales dans le système de normalisation chinois d’ici 2025 devrait être rapidement suivie d’effets.

La BDI se montre hostile à l’idée que la Commission européenne puisse à l’avenir élaborer elle-même davantage de spécifications techniques. Dans ce domaine, il souhaite maintenir une concertation entre l’économie, les organismes de normalisation et les institutions européennes et ne pas transférer de pouvoir de décision à l’UE. La BDI voit une autre collaboration avec la Chine dans le renforcement de la coopération sino-européenne. Des lignes directrices technologiques communes pourraient, selon l’association, être bénéfiques aux deux parties.

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