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Controverse sur le travail forcé au Xinjiang : Intel s’excuse

Suite aux critiques chinoises concernant sa demande aux fournisseurs de ne pas utiliser de biens et de services provenant de la région du Xinjiang, le fabricant américain de puces Intel s’est excusé. L’intention était simplement de « se conformer aux lois américaines », a écrit Intel jeudi via le service de messages courts Weibo, faisant ainsi référence aux sanctions des Etats-Unis et d’autres pays.

Par cette remarque, Intel n’a pas voulu prendre position, mais évoquer le respect de la loi. Intel respecte le fait qu’il s’agit d’une question délicate en Chine. Le fabricant de puces, qui réalise un quart de son chiffre d’affaires mondial en Chine, a ajouté que l’entreprise opérait dans un « environnement mondial complexe et en pleine évolution » et qu’elle aurait dû le gérer avec prudence.

L’incident illustre les risques croissants auxquels les multinationales sont confrontées lorsqu’elles opèrent dans le champ de tension entre les sanctions étrangères et les violations des droits de l’homme en Chine. Les Etats-Unis, l’UE et d’autres gouvernements accusent la Chine de travail forcé et de violations des droits de l’homme, notamment dans ses relations avec la minorité musulmane ouïghoure du Xinjiang.

Le porte-parole du bureau des affaires étrangères à Pékin, Zhao Lijian, a une nouvelle fois rejeté ces accusations, les qualifiant de « mensonges des forces anti-chinoises aux Etats-Unis ». Intel devrait respecter les faits, a-t-il ajouté. Le journal Global Time, publiée par l’organe du parti Journal du peuple écrit que de nombreux Chinois n’ont pas cru aux excuses d’Intel. En réaction, le chanteur pop chinois Wang Junkai (Karry Wang) du boys band TFBoys a mis fin à sa coopération en tant qu’ambassadeur de la marque Intel.

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