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« Ghostwriter » : le gouvernement fédéral accuse la Russie de cyberattaques contre le Bundestag

Le gouvernement allemand accuse la Russie d’être responsable d’une nouvelle vague de cyberattaques en préparation de campagnes de désinformation et a appelé à la fin de cette « action inacceptable ». C’est ce que vient de déclarer une porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Selon le communiqué, le service de renseignement militaire russe GRU est à l’origine d’attaques de phishing qui tentent d’obtenir « des données de connexion personnelles, notamment de membres du Bundestag et du Landtag ». L’usurpation d’identité serait ensuite utilisée pour préparer la désinformation dans le cadre des élections au Bundestag, par exemple, selon l’accusation. Un groupe appelé « Ghostwriter » est responsable.

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Les allégations d’une nouvelle vague de cyberattaques contre des parlementaires allemands ont été connues ce week-end, des avertissements ayant été lancés depuis un certain temps. Or, l’Office fédéral de la protection de la Constitution et le Bureau fédéral de la sécurité de l’information (BSI) ont déclaré que les attaques s’intensifiaient. Selon le gouvernement allemand, il dispose d’informations fiables permettant d’attribuer ces activités à l’appareil d’État russe. Ils constituent un « danger pour la sécurité de la République fédérale d’Allemagne ainsi que pour le processus de décision démocratique » et un lourd fardeau pour les relations bilatérales germano-russes. Ils doivent être arrêtés immédiatement. La Russie en avait également été informée directement.

Les autorités allemandes chargées de la sécurité ont déjà informé le Bundestag au moins trois fois cette année de cyberattaques menées par des services de renseignement étrangers contre des députés. Un nombre à trois chiffres d’attaques ont été attribuées à « Ghostwriter ». Le groupe combine depuis des années des cyberattaques conventionnelles avec des opérations de désinformation et d’influence, a expliqué le ministère des affaires étrangères. En d’autres termes, des données sensibles sont exploitées puis rendues publiques de manière trompeuse. Une telle approche avait provoqué des remous, notamment à l’approche de l’élection présidentielle américaine de 2016. Les prochaines élections fédérales ont été identifiées comme une « cible attrayante » pour de telles attaques.

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