L’astronaute de l’ESA Matthias Maurer montre des selfies de classe en direct de l’ISS

L’action est en cours depuis un certain temps déjà, aujourd’hui doit avoir lieu la finale provisoire : L’astronaute de l’ESA Matthias Maurer présentera une sélection de « selfies de classe » réalisés par plus de 1000 enfants à bord de l’ISS – dans le cadre d’un streaming en direct à 15h15, heure allemande. Les selfies ont été dessinés par des écoliers dans le cadre de l’action « Main dans la main autour du monde » et sont déjà sur l’ISS depuis le 30 août 2021. Maurer est à bord depuis novembre.

Comme l’indique l’ESA, un dispositif spécial a été construit pour montrer les images (le flux en direct peut être suivi sur Youtube). Les apprentis du Centre aérospatial allemand (DLR) ont fabriqué le conteneur en aluminium avec un dispositif d’enroulement et de déroulement, afin que l’action respecte toutes les règles de sécurité à bord de l’ISS.

L’action a été préparée pendant une longue période, qui peut toutefois être considérée comme très raisonnable par rapport à de nombreux autres projets spatiaux. Les préparatifs ont débuté en avril 2020 et, en novembre 2020, les élèves de l’école primaire ont été invités à réaliser des « selfies de classe ». Ces selfies pouvaient être envoyés au portail jeunesse DLR_next. Le Centre aérospatial allemand a sélectionné parmi les envois les selfies de 30 classes, qui ont ensuite été imprimés sur une bande textile étroite de dix mètres de long. Tous les autres ont été enregistrés sur une clé USB qui a également voyagé avec le conteneur vers l’ISS.

Des apprentis du DLR_School_Lab Braunschweig se sont ensuite mis au travail et ont dû remplir quelques conditions importantes : « Tous les objets qui sont envoyés à l’ISS doivent d’abord passer de très nombreux tests. Il ne suffit pas de les emballer et de les placer dans le transporteur spatial », explique le Dr Volker Kratzenberg-Annies dans un rapport d’avancement publié en octobre 2021. Kratzenberg-Annies est notamment responsable de la promotion de la relève et a initié l’action « Le tour du monde main dans la main » avec Frank Fischer du School_Lab.

Test du récipient

(Image : DLR)

Le conteneur doit être « petit, maniable, léger et sûr ». Maniable, par exemple, pour que Matthias Maurer puisse dérouler et enrouler la bande sans problème en apesanteur. Léger et petit, parce que chaque gramme compte lors du lancement d’une fusée et que la plus grande quantité possible doit pouvoir être emportée. La sécurité de la bande d’images est notamment assurée par le fait qu’elle n’est pas en papier, comme prévu à l’origine. « Le papier produit de la poussière lorsqu’il est enroulé et déroulé. La poussière est indésirable, car elle flotte et pourrait être inhalée », explique Frank Fischer. Avec son équipe, il a choisi un tissu particulier qui possède également de bonnes propriétés anti-incendie. Le tissu a été imprimé avec une encre qui ne peut pas s’évaporer.

Plusieurs prototypes imprimés en 3D ont d’abord été construits pour le boîtier. Ensuite, les futurs mécaniciens de précision ont fabriqué les ébauches métalliques avec leur formateur. Le déroulement et l’enroulement ont été testés lors d’un vol parabolique. En avril 2021, les images ont été envoyées par courrier à la NASA aux États-Unis dans leur conteneur métallique.

Le projet jeunesse du DLR a impliqué des classes d’école primaire et des apprentis.

(Image : DLR)

Toutefois, il n’y a pas qu’une seule bande d’images avec son boîtier, mais trois, afin qu’il y en ait une de rechange en cas d’urgence et que des solutions puissent être testées sur Terre à l’aide du modèle de construction, par exemple, en cas de difficultés avec l’unité de vol sur l’ISS. Les images de classe reviendront plus tard sur Terre. Là-bas, la bande textile sera découpée classe par classe, encadrée et envoyée aux écoles concernées avec un certificat.

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