AccueilActualités informatiquePar vengeance : un hacker met l'Internet nord-coréen à genoux

Par vengeance : un hacker met l’Internet nord-coréen à genoux

Selon un rapport médiatique, un seul pirate informatique serait responsable des problèmes actuels de la Corée du Nord sur Internet. Selon le magazine américain Wired, cet Américain met à genoux depuis des semaines l’infrastructure Internet de l’Etat communiste. Les conséquences des attaques ont notamment été observées par l’organisation Netblocks, qui analyse entre autres les pannes et les blocages d’Internet dans le monde entier.

Comme l’Internet nord-coréen ne comporte que quelques dizaines de pages Internet, les attaques aux conséquences importantes sont d’une part possibles, mais en même temps plus une nuisance pour le régime isolé qu’un véritable problème, écrit Wired. Très peu de Nord-Coréens ont accès aux sites et aux services, la plupart ne peuvent accéder qu’à l’intranet, qui est coupé.

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Le hacker anonyme, appelé simplement « P4x » dans le rapport, a été la cible, selon ses propres dires, d’une cyberattaque présumée organisée par l’État, qu’il attribue à la Corée du Nord. N’ayant reçu aucun soutien de la part des forces de l’ordre américaines, P4x a décidé d’agir lui-même, a-t-il expliqué à Wired. Il a trouvé de nombreuses failles non corrigées dans l’infrastructure Internet de la Corée du Nord, afin de pouvoir lancer seul des attaques DDoS réussies contre les services. Entre-temps, il a automatisé en grande partie ces attaques et a réussi à faire sortir de l’Internet des pages et des offres qui ont été réparées. Les pages publicitaires pour le régime, les offres de réservation de vols, mais aussi les services de messagerie électronique sont alors hors ligne.

Les sites attaqués par le hacker sont surtout utilisés à des fins de propagande, estime Martyn Williams, expert de la Corée du Nord, pour Wired. Les attaques ne seraient toutefois rien de plus qu’une nuisance pour le régime. En outre, on peut supposer que la cyberattaque contre le hacker n’est pas venue de Corée du Nord, mais a été exécutée par la Chine.

P4x reconnaît également que ses attaques ne sont guère plus qu’un détournement de publicité pour le régime. Mais jusqu’à présent, il ne s’était concentré que sur la recherche de points faibles. Il veut désormais essayer de pénétrer réellement dans les systèmes et de s’emparer d’informations qu’il pourrait transmettre à des experts. Il appelle cela le projet FUNK (« FU North Korea ») et cherche encore du soutien pour cela.

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