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Plateforme commune de semi-conducteurs : la Chine veut probablement attirer AMD, Intel et ASML

Pour mettre en place une production nationale de semi-conducteurs, la Chine aurait l’intention de créer un « comité de travail sur les semi-conducteurs transfrontaliers ». Le point fort : contrairement à la politique menée jusqu’à présent, la Chine veut, selon un rapport de presse, collaborer étroitement avec des entreprises occidentales, dont les deux fabricants de puces américains AMD et Intel, l’équipementier néerlandais ASML et le poids lourd allemand de l’automobile Infineon.

Jusqu’à présent, les entreprises étrangères ne peuvent vendre leur matériel informatique en Chine que sous des conditions très strictes. S’aligner sur le gouvernement chinois peut être intéressant d’un point de vue économique, car cela permet d’accéder plus facilement à un immense marché. Par ailleurs, selon un rapport de l’agence de presse Nikkei Asia a obtenu des subventions importantes pour s’implanter en Chine. Les premières entreprises occidentales auraient déjà manifesté leur intérêt.

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Ces dernières années déjà, le gouvernement chinois a investi des milliards considérables dans sa propre industrie des semi-conducteurs, mais avec un succès mitigé. Le fabricant de puces HSMC a par exemple fait faillite en 2020, suivi un an plus tard par Tsinghua Unigroup, auquel appartient entre autres le fabricant de mémoires Yangtze Memory Technologies (YMTC).

SMIC, le plus grand fabricant de puces chinois jusqu’à présent, est bloqué dans la technologie 14 nanomètres avec des capacités de production relativement faibles. ASML n’est pas autorisé à vendre en Chine des machines d’exposition qui seraient nécessaires pour des largeurs de structure plus fines. Cela concerne en particulier la technique d’exposition aux ultraviolets extrêmes (EUV), qu’aucun autre fournisseur ne propose pour l’instant.

Le « Comité de travail sur les semi-conducteurs transfrontaliers » devrait, selon Nikkei Asia serait créé avant la fin du premier semestre 2022. Le ministère du Commerce et le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information en assureraient la direction, tandis que l’université Tsinghua – l’alma mater du président chinois Xi Jinping – en serait le coordinateur. L’université de Pékin, l’Académie chinoise des sciences, des instituts de recherche, des sociétés d’investissement et le fabricant de smartphones Xiaomi devraient également faire partie des membres nationaux.

La Chine devrait recevoir des vents contraires en particulier des Etats-Unis, où le CHIPS for America Act est actuellement dans les starting-blocks. Depuis des années, un conflit commercial est en cours, qui prive la Chine d’une partie de la technologie occidentale.

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