Protection des données : la DFB interdit WhatsApp sur les téléphones portables professionnels

Afin de se conformer aux dispositions du règlement général sur la protection des données (RGPD), la Fédération allemande de football (DFB) souhaite interdire l’utilisation de WhatsApp sur les smartphones officiels. La DFB voit des difficultés majeures en ce qui concerne l’accès du service de messagerie aux carnets d’adresses personnels.

Une autre raison de cette mesure est l’utilisation par Facebook de données personnelles à des fins publicitaires. Comme la DFB l’a indiqué à heise online, elle souhaite par cette mesure s’assurer du respect des règles de protection des données et garantir un « niveau élevé de protection des données ». Au lieu de WhatsApp, la DFB recommande désormais d’utiliser le service de messagerie Signal.

Pour la DFB, WhatsApp recèle toute une série d’impondérables. Les numéros de téléphone des contacts sont transférés des annuaires téléphoniques des utilisateurs vers le service de messagerie sans que les personnes concernées aient la possibilité de consentir à ce transfert de données. En conséquence, la Fédération allemande de football voit de grandes difficultés à informer à l’avance les personnes concernées du traitement de leurs données personnelles sur WhatsApp.

Un autre aspect critique est l’intérêt de Facebook à utiliser les données personnelles à des fins publicitaires. Il ne faut pas « forcer de facto » les partenaires de communication à utiliser cette plate-forme.

En juillet seulement, le Comité européen de la protection des données (EDSA) n’a pas approuvé une demande urgente de l’ancien commissaire à la protection des données de Hambourg, Johannes Caspar. Cette décision s’explique par les modifications apportées aux conditions d’utilisation et aux règles de protection des données qui s’appliquent aux utilisateurs européens.

Les explications de Facebook sont pour le moins peu claires, selon M. Caspar, car des déclarations différentes seraient faites à différents endroits. Le mois dernier, la Commission irlandaise de protection des données a infligé à WhatsApp une amende de 225 millions d’euros.

En raison de problèmes de protection des données, Continental avait déjà interdit à ses employés d’utiliser WhatsApp en 2018. L’équipementier automobile avait également invoqué l’accès aux annuaires téléphoniques pour justifier l’exploitation des données de tiers.

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