AccueilActualités informatiqueScandale des logiciels espions en Israël : accusations réfutées, fake news reprochées...

Scandale des logiciels espions en Israël : accusations réfutées, fake news reprochées au magazine

Les rapports des médias israéliens sur l’utilisation du logiciel espion Pegasus contre des citoyens et citoyennes du pays étaient faux. Le ministère de la Justice du pays en est convaincu après une enquête interne dont les résultats viennent d’être présentés, rapporte le Times of Israel.

Sur les 26 personnes qui, selon les rapports, ont été attaquées par le logiciel espion, seules trois auraient été effectivement identifiées comme cibles. Pour espionner les trois autres avec le logiciel du NSO Group, les autorités d’enquête avaient à chaque fois une autorisation judiciaire, mais pour deux d’entre elles, cela n’a pas du tout fonctionné. Seule une personne a donc été espionnée avec succès et en toute légalité.

Sommaire

Des fichiers log internes qui n’auraient pas pu être manipulés ont été analysés avec l’aide du NSO Group, rapporte le New York Times en se référant à une personne anonyme initiée. Des experts des services secrets Shin Bet et Mossad, qui ont confirmé après coup qu’ils n’auraient pas pu travailler sans laisser de traces, ont apporté leur aide. Ils ont ainsi confirmé que les rapports initiaux des médias étaient faux, a déclaré le ministre de la Justice Gideon Sa’ar. Selon le Times of Israel, il est clair depuis la fin de l’analyse préliminaire qu’il n’est pas nécessaire de créer une commission d’enquête. Entre-temps, les critiques à l’encontre du magazine à l’origine des accusations se multiplient. Mais les dispositions légales qui autorisent son utilisation sont également remises en question.

Calcalist (כלכליסט) avait rapporté, en citant des sources anonymes, que les autorités policières israéliennes avaient eu recours de leur propre chef au logiciel espion pour espionner des personnes qui avaient mené des manifestations contre le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu. Des démentis véhéments, mais parfois aussi trop précis, avaient suivi, en premier lieu de la part de la police elle-même. L’enquête ouverte par la suite a montré que cela avait été prématuré. De nouveaux éléments modifieraient « la situation dans certains domaines », avait-on dit. Avec la présentation des résultats, l’affaire prend maintenant à nouveau une nouvelle direction. Calcalist a annoncé vouloir vérifier ses propres rapports. Le journaliste responsable maintient ses accusations et s’est montré combatif sur Twitter.

Lire aussi

Plus d'articles