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Télématique : échange de connecteurs dont les certificats expirent

Les pharmacies, les cabinets médicaux et les cliniques doivent remplacer leurs connecteurs pour se connecter à l’infrastructure télématique (TI). La raison en est que les certificats-clés installés de manière fixe selon le procédé RSA, dont la durée d’utilisation expire au bout de cinq ans. L’IST doit permettre de mettre en réseau les acteurs du système de santé.

Il y a un peu plus d’un an, la société de projet Gematik a présenté ses plans pour l’infrastructure télématique 2.0. Cette TI 2.0 pourrait très probablement sonner le glas des connecteurs VPN et de la carte de santé en 2025, puisque le matériel des connecteurs – comme la carte d’assuré – devrait remplacer les services d’identification électronique.

Pour les connecteurs utilisés jusqu’alors, on a promis une solution transitoire permettant de renouveler ou de prolonger les certificats expirés jusqu’au grand remplacement par la TI 2.0 en 2025. Cette solution n’a apparemment pas pu être mise en œuvre par les fabricants en accord avec l’Office fédéral de la sécurité dans la technologie de l’information en tant qu' »autorité de surveillance des certificats ». Au lieu de cela, les connecteurs concernés doivent être remplacés à partir de l’automne 2022, car les premiers certificats expirent en janvier 2023. Cette action de remplacement devrait atteindre tous les cabinets médicaux et les cliniques en 2024 et même en 2025 et pourrait coûter des centaines de millions.

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Sarcastiquement, le journal spécialisé parle E-Health-Com c’est à cause d’une opération de ferraille noble. Selon une porte-parole de Gematik, l’échange coûteux de matériel a été décidé à l’unanimité par les associés de Gematik afin d’éviter des « solutions intermédiaires coûteuses ». Les trois fabricants de connecteurs restants se retrouvent ainsi avec une activité supplémentaire lucrative, tandis que les prestataires de services se demandent si l’échange et le support nécessaire par le prestataire de services sur place (DVO) seront subventionnés comme à l’époque de l’achat des connecteurs.

Du côté de la Kassenärztliche Bundesvereinigung (KBV), son directeur Thomas Kriedel avait mis en garde contre « une quantité gigantesque de déchets électroniques » et contre « l’arrêt technique ». Le remplacement d’un connecteur avec un certificat RSA fixe, collé de manière quelque peu destructive sur une carte SMC permettant le cryptage cryptographique, n’est pas anodin. Enfin, les certificats clients qui en découlent – des certificats d’identification personnels – doivent être générés à nouveau pour le système de gestion du cabinet ou de la clinique et copiés dans tous les clients.

La connexion entre le connecteur et le terminal de cartes nécessite également une adaptation. Pour Gematik, le processus semble ne poser aucun problème. Le chef de produit de Gematik, Florian Hartge, a souligné auprès du Ärztlicher Nachrichtendienst que le passage à la TI 2.0 devait se faire progressivement : « C’est pourquoi nous voulons introduire ces modules, s’ils fonctionnent proprement, puis les introduire progressivement et remplacer l’ancienne technologie au fur et à mesure. Notre objectif est de rendre l’expérience TI meilleure et plus simple pour tous les utilisateurs ».

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