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Tribunal : la banque ne doit pas réparer intégralement les dommages subis après une attaque de phishing

Une femme en Bavière a échoué devant le tribunal dans sa demande d’être indemnisée par sa banque de l’intégralité du préjudice financier subi après une attaque de phishing d’un peu plus de 20.000 euros. Le tribunal régional de Munich II a estimé qu’elle avait fait preuve de négligence et a proposé un accord, peut-on lire dans un article de presse. Après l’attaque sur son compte ainsi que sur ceux de son mari et de son fils, la plaignante avait demandé à la banque de lui rembourser l’argent perdu, mais la banque avait refusé.

Jusqu’à présent, aucun jugement public n’avait été rendu dans des cas comparables en Allemagne, a estimé le tribunal. Il s’agit ici d’une décision au cas par cas, des instances supérieures pourraient tout à fait en décider autrement, cite le Süddeutsche Zeitung le juge du tribunal de grande instance.

Des criminels avaient probablement intercepté des données d’accès de la plaignante à l’aide de logiciels malveillants. Elle avait ensuite reçu un courriel d’hameçonnage lui souhaitant la bienvenue dans une « procédure e-Tan ». Elle devait se connecter à un certain site web. Un peu plus tard, la plaignante avait reçu un courrier de la banque elle-même avec des données d’accès, qui contenait également un avertissement de ne pas communiquer le code par téléphone, mais pas d’avertissement de ne pas se connecter sur un site web falsifié. La plaignante s’est connectée avec le vrai code sur le site web falsifié, les malfaiteurs ont pu retirer des sommes ; du fils de 19 ans, plus de 12 000 euros.

Le juge a fait valoir que le courriel d’hameçonnage contenait plusieurs fautes d’orthographe et que la cliente aurait dû se méfier lorsqu’elle a reçu deux courriers en peu de temps, qui présentaient de nettes différences entre eux. La banque refusa l’arrangement qu’il proposait, à savoir que la banque verse 6500 euros au fils du plaignant – qui n’était pas en faute -, et proposa 2000 euros. Si la plaignante refuse l’offre, avec laquelle elle devrait supporter 90%, le tribunal régional rendra sa décision en mars.

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