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Sénatoriales : Louis Albrand (divers droite), sixième candidat en lice

Louis Albrand, conseiller municipal de Saint-Crépin depuis mars dernier et ancien conseiller ministériel, a annoncé sa candidature au siège de sénateur des Hautes-Alpes. C’est le troisième candidat déclaré à droite (avec Jean-Yves Dusserre et Jean-Michel Arnaud) et le sixième à briguer le mandat auquel Pierre Bernard-Reymond ne se représente pas. « Ou bien on a des idées, ou bien on a le FN en 2017 », considère M. Albrand, très sûr de lui. « C’est une élection politique, le temps des notables est terminé. Il faut des sénateurs qui ouvrent leur gueule, qui aient de l’imagination. On a une gauche qui est en train d’échouer, ce que je regrette, et la droite est en pleine déliquescence. Il faut trouver une nouvelle voie. »

« Je suis à droite sur les questions économiques, et plus à gauche que certains socialistes pour ce qui est sociétal », explique celui qui refuse l’étiquette de candidat de droite. « Je suis indépendant et je l’ai démontré dans ma vie. » Il assure ainsi n’avoir été encarté qu’une fois, au sein du Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement. Il a cependant été secrétaire départemental du Parti Chrétien-Démocrate de Christine Boutin et avait annoncé sa candidature aux législatives de 2012 dans la 2e circonscription, avant de la retirer. « Nous nous étions rapprochés sur la question des prisons, car elle avait une conception proche de la mienne, mais nous ne sommes pas en phase sur les questions sociétales », précise-t-il aujourd’hui, en soulignant qu’il a été favorable au mariage pour tous.

Ce neurologue, issu d’une famille de Saint-Crépin, indique avoir passé « douze ans dans les cabinets ministériels ». Il a ainsi été conseiller technique de Rachida Dati au ministère de la Justice. Il avait rédigé un rapport sur les prisons, qui a provoqué son éviction du cabinet de Mme Dati. « J’ai boycotté la présentation de mon propre rapport, car elle ne voulait rien en faire », rappelle-t-il. Il est également investi dans le milieu associatif (il est vice-président de l’association nationale pour la réinsertion des handicapés, l’ANRH) et médecin-colonel de réserve.

« Je suis là pour mes idées », lance Louis Albrand. « Et au niveau départemental, il y a un tas de choses qui ne vont pas : la desserte ferroviaire, le tourisme, l’hôpital de Briançon… Je me bats pour obtenir le maintien du service de réanimation à Briançon mais je n’entends pas beaucoup les élus de droite là-dessus. Ils font leur boulot de gestionnaires, que je ne critique pas, mais ils sont un peu courts politiquement. »

L’intéressé réfute se présenter pour une candidature de témoignage : « Quand on est démocrate, on sait que rien n’est jamais écrit d’avance », déclare M. Albrand. « C’est un combat. Et je suis combatif ! »


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