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Valls Hollande (P. Segrette - Elysee)

Démission du gouvernement : les réactions des élus haut-alpins

25 Août 2014 - 23:10

La démission du gouvernement de Manuel Valls, ce lundi matin, a provoqué plusieurs réactions d’élus des Hautes-Alpes, à gauche mais surtout à droite. Le président de la République François Hollande a chargé le Premier ministre de former un nouveau gouvernement, à la suite des déclarations dissonantes du ministre de l’Economie, Arnaud Montebourg, et de celui de l’Education, Benoît Hamon, critiquant la politique économique suivie et demandant un changement de cap.

Invitée de BFM Business, la députée (PS) Karine Berger s’est déclarée « très surprise » par cette démission « car je pense que la démarche d’Arnaud Montebourg n’était pas une démarche de rupture. De toute évidence, le président et le Premier ministre ne souhaitent pas que ces débats soient mis sur la table. J’attends de voir quel sera le message du nouveau gouvernement. Mais si, comme je le pense, il n’y a pas de changement de cap, le problème se déplacera de nouveau à l’Assemblée nationale lors de la discussion budgétaire. » Mme Berger a souhaité que MM. Montebourg et Hamon « restent au gouvernement, sinon cela ne fera que renforcer la déchirure ». Pour la députée des Hautes-Alpes, les « 41 milliards de baisses de charges accordées aux entreprises n’ont donné aucun résultat ».

Le député-maire (PRG) de L’Argentière-la-Bessée, Joël Giraud, voit pour sa part dans cette démission « une logique de cohérence. Après les déclarations des ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, je pense qu’il faut revenir à un fonctionnement normal des institutions, un gouvernement qui gouverne en cohérence et où tout le monde est en ordre de marche dans la même direction pour sécuriser les Français en cette période de crise et un parlement qui débat et qui n’est pas bridé dans son travail de législateur, bref l’inverse d’une assemblée de godillots. Le remaniement répond à la première partie de l’équation, j’attends et j’entends bien que la deuxième partie, celle du renforcement de la démocratie parlementaire, le soit tout autant! »

A droite, le sénateur Pierre Bernard-Reymond et son suppléant (et candidat à sa succession) Jean-Michel Arnaud estiment, dans un communiqué, que cette démission « illustre de façon spectaculaire la profonde division idéologique de la gauche qui préexistait avant même les élections présidentielles. On ne voit pas comment le budget pour 2015 pourrait être voté à l’Assemblée nationale. Dans ces conditions, il n’est pas impossible que le président de la République soit contraint de dissoudre l’Assemblée avant la fin de l’année. Toutes ces péripéties ne peuvent que retarder le redressement économique du pays.»

De leur côté, trois jeunes conseillers municipaux de droite, Romain Gryzka (Briançon), Alexandre Mougin (Gap) et Maxime Berard (Guillestre) estiment que « la démission du gouvernement n’est qu’un simple coup politique qui permet à Manuel Valls d’asseoir encore plus son autorité. Une dissolution n’apporterait que du chaos au désordre. »


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