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Le Dr Marc Zecconi, la directrice du Codes Brigitte Nectoux, le conseiller général Claude Feutrier, le président du Coderpa Robert Louis, le Dr Florence Méaille.Le Dr Marc Zecconi, la directrice du Codes Brigitte Nectoux, le conseiller général Claude Feutrier, le président du Coderpa Robert Louis, le Dr Florence Méaille.

Bien vieillir : professionnels et grand public se penchent sur la question

17 Sep 2014 - 19:36

Les Hautes-Alpes sont particulièrement concernées par la fin de vie, et pour cause, l’indice de vieillissement de la population du département est nettement supérieur à la moyenne nationale. « Beaucoup de retraités s’installent », résume le Dr Zecconi, président de la plateforme Triangle alpin.

« Quel(s) chemin(s) pour bien vieillir ? », c’est le sujet sur lequel vont se pencher les professionnels des secteurs sanitaire, médico-social et socio-éducatif le 2 octobre, au Royal, à Gap, à l’invitation du Codes (comité départemental d’éducation pour la santé), et en partenariat avec la plateforme Triangle alpin et le réseau de santé Symbiose. Le grand public n’est pas oublié et trois heures lui sont destinées ce jour-là (lire programme ci-dessous). Les médecins libéraux, « pivots du système de santé », sont conviés à 20 h au Royal. Les autres acteurs de santé sont les bienvenus également.

« On n’aime pas parler de la mort. Or, plus on anticipe, meilleur sera le vieillissement », introduit la directrice du Codes Brigitte Nectoux. L’objectif de cette journée est « de réactiver certains réseaux et de garantir une meilleure visibilité aux dispositifs mis en place ». Pour le Dr Florence Méaille (Symbiose), « ce colloque vise à anticiper la grande dépendance. Comment dépister les gens fragiles qui demain deviendront dépendants ? Enfin on se penche sur la prévention en France ! » Le Dr Zecconi corrobore ces propos : « Il faut passer d’un système curatif à un système de prévention. Pendant des années, on est resté dans un système de soins en envoyant les gens en maison de retraite, de repos, à l’hôpital. La question qu’il faut se poser est la suivante : comment rester chez soi le plus longtemps possible et prévenir certaines pathologies ? ». Voilà l’ordonnance idéale : « Prescrire un meilleur habitat, une meilleure alimentation et des exercices physiques. »

Cette journée revêt d’autres ambitions pour le Coderpa (comité départemental des retraités et personnes âgées) : « La fin de vie, tout le monde en parle, plus ou moins bien. Nous répondons ainsi à une grande demande d’information de la société. On voulait aussi que tous les organismes se connaissent mieux et travaillent ensemble », confie le vice-président du Coderpa Robert Louis. Pendant trois heures destinées au grand public, il sera question de soins palliatifs : leur définition, permettre leur accès à tous, « ce qui n’est pas le cas », avoir une meilleure répartition des soins (70% des lits de soins palliatifs sont concentrés dans cinq régions). Sera abordée aussi la fin de vie : le contexte législatif, la formation des soignants, la dédramatisation de la fin de la vie, et des interrogations quant à la volonté des malades, leur prise en charge psychique… Toutes ces réflexions sont le fruit d’un travail collectif engagé depuis avril dernier par des bénévoles, soignants, l’Etat et le Département. « Notre souci est de donner la parole aux bénévoles. La fin de vie les concerne, au même titre que la famille, les patients, le corps médical. »

Conférence-débat « La fin de vie » destinée au grand public : le programme

Le 2 octobre, de 17 h à 20 h, dans la salle de réunion du conseil général (entrée libre) :
–  17 h : ouverture par le conseiller général Claude Feutrier et Robert Louis, vice-président du Coderpa
– 17h15 : « la fin de vie : de quoi parle-t-on ? » par le Dr Vincent Morel, président de la société française d’accompagnement et de soins palliatifs
– 17h45 : information sur la loi Leonetti par Dominique Seymat, administrateur de Jamalv 05
– 18 h : présentation de la méthode MAIA (méthode pour l’autonomie et l’intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’autonomie), l’outil de décloisonnement, par Alexandre Scortator
– 18h15 : table ronde sur « les organismes acteurs de la fin de vie : est-ce une affaire de spécialistes ? »
– 19h15 : débats et échanges avec la salle
– 20 h : clôture des travaux par Monique Estachy, vice-présidente du conseil général en charge de la solidarité.


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